La censure est la formule ratée de la critique.
La liberté que nous assure ce désengagement critique (à tous les sens de ce mot) est donc sollicitude et ouverture sur la totalité.
La critique n'est utile qu'en tant qu'elle guide l'action.
On ne peut pas critiquer Messi. Celui qui le critique n'a rien compris au football.
Le critique est celui qui peut transposer d'une autre manière ou traduire en éléments nouveaux, son impression de la beauté.
Je sais que tu sais que je sais : telle est la formule générale de la gêne.
La nature du roman est l'infini.
Malheur à tout roman que le lecteur n'est pas pressé d'achever.
La critique est osée, mais l'art a des ficelles.
"Après vous" : cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation.
Quand le réalisme s'impose comme la vision unique, qu'il brandit comme idéal de représentation la photographie, qu'il fait du roman sa chasse gardée, qu'est-ce qu'il reste à faire au poète ?
La radio est déjà un vieux média. Comme la presse écrite, son aînée. Comme aussi, déjà, la télévision, passée aujourd'hui au stade industriel.
Aujourd'hui, la censure a changé de visage. Ce n'est plus le manque qui agit mais l'abondance.
Une presse cynique, mercenaire, démagogique produira avec le temps un peuple aussi vil qu'elle.
Les sociétés occidentales se sont fait une spécialité du blanchiment de la censure en structurant les affaires des puissants de sorte qu'aucune voix qui perce dans le débat public ne puisse réellement modifier les relations de pouvoir parce que ces relations sont camouflées sous de multiples couches de complexité et de secrets.
On fait de la critique quand on ne peut pas faire de l'art, de même qu'on se met mouchard quand on ne peut pas être soldat.
Ce n'est pas de faire des erreurs qui est critique ; c'est les corriger et s'atteler à la tâche principale.
L'excès de critique engendre l'inintelligence.
Je ne sens plus rien, l'amour, l'ardent amour a tout dévoré; il a réuni en un seul point toutes les parties sensibles de mon être, et il y a placé ton image en mon coeur : c'est là le temple [...] â–º Lire la suite
Tout critique de profession, homme médiocre par nature.
La différence entre une critique constructive et une critique malveillante ? La première est celle que vous faites aux autres. La seconde est celle qu'ils vous font.
Le temps presse de savoir avant d'apprendre, de commenter sans délai ni recul, de surfer sur l'émotion. On tend désormais le micro au trottoir, qui a opinion sur rue.
Une gifle ? C'est souvent le prologue d'un grand roman d'amour !
J'étais à l'université à Washington, DC. J'ai fait trois ans à plein temps. J'ai fait toutes mes exigences, et ma dernière année a été vraiment une année douloureuse. Et j'ai dit: «L'école de droit sera toujours là.» Je n'étais pas pressé d'y entrer.
Le satire peut bien critiquer mes paroles ce sont mes actions qu'elle honorera.
La nature ne se presse pas et pourtant tout est accompli.
Le premier sot venu peut écrire : le premier sot venu sur deux peut faire de la critique littéraire ou théâtrale.
Je me souviens quand Meryl Streep a fait une publicité pour American Express, la presse l'a harcelée.
Notre existence quotidienne est un mauvais feuilleton par lequel nous nous laissons envoûter.
Notre république et sa presse monteront et tomberont ensemble.
La critique est un impôt que l'envie perçoit sur le mérite.