Il a un caractère d'Albanais : il trébuche sur une pierre, il lui tire dessus.
Il semble impossible de passer toute sa vie sans avoir près de soi la douceur d'une présence féminine.
Du moment que je peux aimer quelqu'un du fond du coeur, et même s'il n'existe pour moi que lui et lui seul, l'aimer m'aide à vivre. Même si je ne peux pas être avec lui.
L'impromptu est la pierre de touche de l'esprit.
Il lui parla à l'oreille, lentement. Des mots usés, des mots neufs, des mots denses, chargés d'amour. Des mots inépuisables. Des mots simples, des mots vrais : Je t'aime. Tu es ce qui m'anime. Je n'ai aimé que toi.
Il vaut mieux être un grand chez soi qu'un petit chez les autres.
On ne peut pas marcher en regardant les étoiles quand on a une pierre dans son soulier.
Il est probable qu'il existe un plus grand nombre de définitions de l'homme que d'aucun autre animal, et pour cause : n'est-ce pas lui qui donne les définitions?
Il est compréhensible de craindre, pour soi et pour ses proches, la mort qui touche par surprise, dans le plus injuste des contextes. Mais la vérité est que chacun d'entre nous a beaucoup plus de risques d'être tué par l'industrie [...] â–º Lire la suite
À peine assise, je fus assaillie par une nuée de dragueurs qui se relayèrent à mon chevet. Le dragueur est le cousin du mendiant, il répond comme lui au principe de l'espérance statistique : il s'attache aux nombres, jamais aux personnes.
Tout le monde s'amuserait, les riches surtout, si l'on pouvait préparer le plaisir, le salarier et lui assigner rendez-vous.
Interpréter, c'est appauvrir, diminuer l'image du monde, lui substituer un monde factice de "significations".
Allons sagement et doucement : trébuche qui court vite.
L'éternité est une sorte de mesure. Mais il n'appartient pas à Dieu d'être mesuré. Donc, il ne lui appartient pas d'être éternel.
Il suffit à la foule de la vue du sang pour lui en donner la soif, comme la première coupe de vin est le prélude d'une longue débauche.
La pensée s'affaisse aussi bien que les chairs. Et l'esprit se grippe d'être repu. Il ne lui convient que d'être affamé.
Si tu rencontres un homme de valeur, cherche à lui ressembler. Si tu rencontres un homme médiocre, cherche ses défauts en toi-même.
Vous disciplinez pour faire ce que vous savez être juste et important, bien que difficile, est la voie de la fierté, de l'estime de soi et de la satisfaction personnelle.
L'homme parfait qui se trouve dans la misère, perd son habileté ; l'homme pervers n'est puissant que quand le sort lui est favorable.
Rien ne fera que le monde tourne mieux, le tout c'est de lui trouver un sens.
- Quelle sensation horrible ! J'ai l'impression d'être coincé sous une pierre ! - Oh oui ! Un coeur c'est lourd à porter.
J'ignore ce que sont les heures de félicité que l'amant goûte avec la bien-aimée avant le mariage ; mais les heures d'enivrement qu'elle connaît dans un magasin de couture lui passent sous le nez.
Les livres que le monde appelle immoraux sont ceux qui lui montrent sa propre ignominie.
- Ma fiotte ! Que fait ton mari cul nu devant cette femme, elle lui frotte le fessard ! - Mais... C'est une infirmière, Hub !
Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif. C'est à lui que ce livre est adressé.
Ah ! celui-là vit mal qui ne vit que pour soi !
Le théâtre imagine pour le spectateur, et lui fait vivre les produits de cette imagination.
Si les songes donnent des ailes aux insensés, ils dévoilent aussi les apparences à l'homme qui réfléchit et la vérité lui apparaît, qui se cache derrière le réel.
Et je lui souris. Pas le sourire standard de l'hypermarché ; le sourire que son fils m'a rendu, ce sourire qui chasse les peurs, les remords et les drames, qui réenchante le monde et détourne le malheur vers les méchants et les tristes. Mon sourire de fée.
En ne voulant pas lui faire de peine, je lui ai fait beaucoup de mal.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.