Le plaisir peut être soutenu par une illusion ; mais le bonheur repose sur la vérité.
Un homme épris de la vérité n'a besoin d'être ni poète, ni grand. Il est l'un et l'autre sans le chercher.
Et après tout, qu'est-ce qu'un mensonge ? La vérité sous le masque...
Quand on voudra définir la philosophie du XIXe siècle, on s'apercevra qu'il n'a fait que de la théologie.
Le vrai désir n'est peut-être pas la possession d'un être, mais sa dépossession dans l'attente du plaisir, du rejet du monde où nous sommes enfermés avant d'entrer dans un monde extatique.
Le bonheur est à ceux qui se suffisent à eux-mêmes.
Toute vérité est bonne à dire, à condition d'avoir du pittoresque, de la verdeur, de l'originalité.
Pour le chrétien, la vérité est un être vivant, le plus vivant de tous ceux qui furent ou seront jamais ; elle porte un nom, celui du Christ.
Le lecteur, ce vieil ami, à qui nous promettons toujours du plaisir à notre première page, et auquel nous tenons parole tant bien que mal dans les suivantes.
Le problème avec le désir d'être écrivain, c'est qu'il n'existe pas un cursus qui pourrait rassurer vos parents.
Il n'est pas étonnant que la vérité soit plus étrangère que la fiction. La fiction doit avoir un sens.
Le bonheur s'attache aux plus fragiles aspects, et naît, de préférence, des choses minimes et du vent.
La culture a la vertu d'embellir un visage plus que le fard et les cosmétiques.
Avec Gabin, avec Blier, avec Audiard, les conversations étaient un plaisir tant le verbe était de haute volée. Ils avaient cette chose qui manque tellement aujourd'hui : de la distinction.
Le plaisir de la table est de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours.
Waddington a raison : L'homme est un animal porté à croire. Il lui faut sécréter de la certitude comme le colimaçon de la coquille : pour s'enfermer dedans.
Le bonheur ne s'acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d'entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son coeur.
La vérité est parfois amère. Mais comme tous les médicaments, il faut l'avaler.
Quiconque est chef, qui aime la nourriture, sait finalement que tout ce qui compte c'est : Est-ce que c'est bon ? Est-ce que ça fait plaisir ?
Le drame est né de l'union de deux vieux désirs : le désir de danser, et celui d'entendre une histoire. La danse est devenue déclamation, et l'histoire, situation.
Je dis oui à mon enfant, Antigone, c'est un bonheur mais à cause de lui je ne suis plus libre. Créon a le pouvoir de te tuer et moi je vais devoir me taire, comme font les femmes depuis toujours, les femmes qui ont des enfants.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
Le goût de la possession n'est qu'une autre forme du désir de durer ; c'est lui qui fait le délire impuissant de l'amour.
Les robes des femmes, de tout âge et de tout pays, sont une simple variante de l'éternel lutte entre le désir reconnu de s'habiller et le désir caché de se déshabiller.
Croissant, le désir laisse foisonner les illusions ; accompli, il les fauche.
Le rire et le plaisir sont les fruits de l'amitié.
Celui qui dit la vérité est toujours insupportable.
La vérité de la vie est dans l'impulsivité de la matière. L'esprit de l'homme est malade au milieu des concepts.
En vérité l'homme qui veut contempler en face la gloire de Dieu sur la terre doit contempler cette gloire dans la solitude.
Parfois les pleurs ont la vertu de l'éloquence.
La vertu est la santé, le vice est la maladie.