Examiner profondément les mauvaises perceptions, idées et notions qui sont à la base de notre souffrance est la pratique la plus importante de la méditation bouddhiste.
Les acteurs rateraient très souvent, presque toujours, leurs entrées en scène, s'ils n'avaient pas, étant en coulisse, cette pensée constante : Il me semble qu'il y a bien longtemps qu'on ne m'a vu !
L'infortune des malheureux serait peu de chose sans notre indifférence. Il n'y a que les hommes pour fermer les yeux sur la souffrance des autres.
Les gens qui manipulent commencent toujours leur phrase par : « Vous souffrez ? Quelle est votre souffrance ? ». Et ensuite ils vous l'invente et sauront même la créer.
Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées que nous avons sur ce qui nous arrive.
La méditation est l'art majeur de l'être humain.
Bouche doucereuse, pensée tortueuse.
Il fut un temps où j'allais à la messe deux, trois fois par semaine. J'avais l'enthousiasme du nouveau converti. La pratique était belle, je sentais ma foi grandir, mes certitudes se confirmer. Il ne s'agissait pas pour moi d'obtenir de [...] â–º Lire la suite
Les hommes ont inventé le livre pour soulager leur mémoire. Ce qu'ils déposent dans les livres, c'est ce qu'ils veulent conserver.
Pour rendre les idées efficaces, nous devons être capables de les déclencher. Nous devons les mettre en action.
Que de bégaiements d'intelligence chez autrui furent à la source même de nos plus vastes idées !
L'art n'est pas d'arriver avec des idées neuves mais d'interpréter ces idées qui nous entourent depuis toujours.
L'opinion est quelque chose d'intermédiaire entre la connaissance et l'ignorance.
Les années heureuses sont les années perdues, on attend une souffrance pour travailler.
C'est dans la connaissance des conditions authentiques de notre vie qu'il nous faut puiser la force de vivre et des raisons d'agir.
On ne chasse pas les idées fausses avec un bâton.
Ce n'est qu'à travers la souffrance que nous pouvons nous retrouver.
Je me souviens que quand j'étais enfant, j'étais un monstre. La connaissance du devoir ne s'acquiert que très lentement, et ce n'est que par la douleur, le châtiment, et par l'exercice progressif de la raison, que l'homme diminue peu à peu sa méchanceté naturelle.
Peu de choses sont aussi immuables que l'attachement des groupes politiques aux idées par lesquelles ils ont une fois conquis le pouvoir.
Sauf la souffrance physique, tout est imaginaire.
Rien n'est mauvais, rien n'est bon. C'est notre pensée qui crée le bonheur ou le malheur.
Avoir la pratique et l'intelligence du monde - et des intelligences dans le monde, c'est déjà gouverner.
En fait ce qui vous a perdu dans votre monde, c'est que vos deux modèles de pensée officiellement antinomiques, capitalisme et anticapitalisme, libéralisme et antilibéralisme, ne s'opposent finalement pas sur grand chose. Il diffère sur la façon de distribuer les richesses, et c'est à peu près tout.
Ce n'est pas seulement notre ignorance, c'est notre connaissance qui nous aveugle.
Le seul moyen de se remettre les idées en place c'est de tourner une nouvelle page ou de laisser une vieille histoire reposer en paix. Reposer... enfin en paix.
La connaissance des secrets d'autrui est un pouvoir enivrant.
Le propre de la pensée naturaliste n'est pas d'accorder un sens quelconque à l'idée de nature, mais de tabler sur le mot nature pour refuser tout ce qui existe artificiellement, c'est-à-dire pour contester tout ce qui existe.
C'est une souffrance étrange. Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais.
La méditation est une réalité tellement plus substantielle que ce que nous prenons normalement pour être la réalité.
Pour savoir la pensée de nos ennemis, nous ouvririons leurs coeurs ; ouvrir leurs papiers est plus légitime.
La connaissance profonde de votre gestionnaire peut faire beaucoup pour vous motiver. Et j'ai une assez bonne capacité pour cela.