Les snobs (déformation des mots "sine nobilitate") sont par définition des gens sans noblesse qui essaient d'imiter les grands.
Il me semble qu'on pourrait dire que la débauche est l'aristocratie du vice, et le libertinage en est la démocratie.
J'aime, je n'aime pas : cela n'a aucune importance pour personne ; cela apparemment n'a pas de sens. Et pourtant, tout cela veut dire : mon corps n'est pas le même que le vôtre.
Tous les bons mots qui naissent m'étaient prêtés. Alors, à la fin, je les ai pris et ne les ai pas rendus.
On ne croit plus au Prince Charmant. On s'assume. On sait bien qu'on ne pourra pas tout trouver dans un seul homme.
Parfois, nous faisons de mauvaises choses pour les gens que nous aimons. Cela ne veut pas dire que c'est juste ; Cela signifie que l'amour est plus important.
La meilleure forteresse qu'un prince puisse posséder est l'affection de son peuple.
- Tu corresponds à mes critères esthétiques. Tu as la beauté diaphane et la désespérance d'une beauté tragique. Tu comprends ce que je suis en train de te dire ? - Tu veux me sauter ? - Peux être mais je le dis d'une façon poétique.
Vaut mieux être un simple roturier que d'être un roi sans autorité.
Je veux qu'on sorte d'une forme de poujadisme contemporain où ceux qui disent à longueur de journée que l'on paie trop d'impôts sont les mêmes à dire non dès que l'on veut changer quelque chose, ou demander des efforts aux collectivités.
Contentons-nous de dire que le théâtre, comme la Vie, est un songe, sans trop nous soucier du mensonge.
On oublie les mots comme on oublie les noms. Le vocabulaire a besoin d'être constamment fertilisé ou il mourra.
On peut dire que le respect que l'on a pour les héros augmente à mesure qu'ils s'éloignent de nous.
Il faut dire le film, il faut pas dire le texte. Le film appartient au metteur en scène, mais l'acteur, son rôle lui appartient.
A la toute première ligne, Sade explique que, quelque dégoût et quelque horreur qu'il éprouve à l'égard de tout ce qu'il va raconter, l'homme de lettres doit être assez philosophe pour dire la vérité.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Le langage poétique est fait pour communiquer des états ; les mots y sont des vases ou des clefs.
Il n'y a pas de mauvais roi mais de mauvais courtisans.
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.
S'indigner, c'est bien, se révolter, c'est mieux dans une société qui qualifie de «killer» un type pour dire que c'est un bon.
J'espère que personne ne réalisera un film sur ma vie. Je passerais mon temps sur le plateau à dire que ce n'est pas comme ça que ça s'est passé.
Je ne veux pas me souvenir. Je veux les bons mots quand je peux les entendre.
Les mots ne sont utiles qu'en l'absence des choses et par ce fait même ouverts à tous les mensonges.
Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir ; en dire du bien implique presque de la flatterie ; dire du mal d'eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c'est lâche.
Les mauvais écrivains croient que le divorce des mots n'est pas permis.
C'est vrai. On aurait pu. Tu sais. On aurait pourtant pu s'aimer sans en crever. On aurait pu essayer d'être un couple d'une niaiserie rare, il paraît que l'amour rend con, on aurait eu une excuse. Se cacher dans des [...] ► Lire la suite
Les auteurs les plus originaux d'aujourd'hui ne sont pas ceux qui apportent du nouveau, mais ceux qui savent dire des choses connues comme si elles n'avaient jamais été dites avant eux.
Scruter veut dire fouiller : je fouille le corps de l'autre, comme si je voulais voir ce qu'il y a dedans, comme si la cause mécanique de mon désir était dans le corps adverse.
Les mots sont comme les glands... Chacun d'eux ne donne pas un chêne, mais si vous en plantez un nombre suffisant, vous obtiendrez sûrement un chêne tôt ou tard.
En essayant d'indiquer quelques-uns des enseignements que l'on peut retirer de la lecture de ce livre, je n'ai pas besoin de dire que j'en attribue exclusivement le mérite aux orateurs dont je traduis les discours, car, quant à la traduction, je suis le premier à en reconnaître l'extrême faiblesse.
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.