La religion, ce luxe des pauvres...
Le luxe d'un poète doit être de n'appartenir qu'à ses compatriotes.
L'architecture n'est plus un caprice, un luxe ou une calamité, elle devient, édifiée dans le béton, l'acier ou les réseaux, notre terre.
Nous autres modernes, nous sommes aux anciens ce que les pauvres sont aux riches.
Nietzsche avait vu juste, avec son flair de vieille pétasse, le christianisme était au fond une religion féminine.
Ce métier est pour moi une religion. Une religion d'amour.
La philosophie nous montre bien qu'il y a un Dieu, mais elle est impuissante à nous apprendre ce qu'il est, comment et pourquoi il le fait. Il faudrait être lui-même pour le savoir.
Quelquefois, le chasseur dit : « Pauvres bêtes ! » C'est quand il a tué tout son saoul.
Les princes d'aujourd'hui, même s'ils n'étaient que d'opérette, auraient-ils tellement besoin d'argent que, comme de pauvres starlettes de troisième zone, ils devraient vendre leur vie ?
L'instruction pour les femmes, c'est le luxe ; le nécessaire, c'est la séduction.
Le luxe est une forme de triomphe permanent sur tous ceux qui sont pauvres, arriérés, impuissants, malades, inassouvis.
On dit un jour néfaste ou une journée faste ?
C'est la force des dirigeants modernes d'avoir compris que la religion ayant cessé d'être l'opium du peuple, la loterie qui pour un investissement modique permet l'égalité des chances, pouvait constituer une drogue de substitution.
Je pense que le meilleur moyen de faire du bien aux pauvres n'est pas de leur rendre la pauvreté moins dure mais de les en sortir.
Il ne faut jamais confondre élégance et snobisme.
La religion s'insère entre les fissures du mur de la technologie tel du lierre. Quel que soit l'état de la science, la question de la naissance de l'univers se posera toujours.
Il n'y a pas de modèle ou de Canadien idéal. Quoi de plus absurde que le concept d'un garçon ou d'une fille "tout Canadien" ? Une société qui met l'accent sur l'uniformité est une société qui crée l'intolérance et la haine.
Mon luxe est de faire croire que je ne fais rien.
Ma philosophie est: ce n'est pas mon affaire ce que les gens disent de moi et pensent de moi. Je suis ce que je suis et je fais ce que je fais. Je n'attends rien et j'accepte tout. Et cela rend la vie beaucoup plus facile.
On plaint toujours les pauvres qui connaissent la faim. Et jamais les riches qui ont manqué le début !
Non, si vous voulez rendre la religion chrétienne aimable, ne parlez jamais de martyrs ; nous en avons fait cent fois plus que les païens.
Le secret du bouddhisme est de supprimer toutes les idées, tous les concepts, afin que la vérité ait une chance de pénétrer, de se révéler.
On ne se garde d'une déconvenue pleine et entière qu'en se ménageant la ressource d'une petite contrariété.
Plaignons les riches. S'ils gardent leur argent, ils passent pour des avares. S'ils le dépensent pour leur seul plaisir : des égoïstes. S'ils le donnent aux pauvres : des imbéciles.
L'art exige de la philosophie, tout comme la philosophie exige de l'art. Sinon, que deviendrait la beauté ?
Lorsqu'on s'est fait peindre par un peintre célèbre, il ne reste qu'une ressource : ressembler à son portrait.
Toute science commence comme philosophie et se termine en art.
Le blasphème fait partie de la religion populaire.
Je crois juste que c'est mal, quand un garçon regarde une fille et s'imagine que sa façon de la regarder la rend plus belle qu'elle ne l'est déjà.
De même que la médecine n'est d'aucun profit si elle ne chasse pas la souffrance du corps, la philosophie est inutile si elle ne chasse pas la souffrance de l'esprit.
En un mot, il ne s'agit pas tant pour la religion de s'ouvrir que de se dresser, et le véritable attrait qu'elle exerce sur les âmes fortes est bien plus dans l'effort qu'elle leur demande que dans la facilité où elle s'abaisse.