Nous avons perverti la critique. Nous l'avons mise au service de la haine de nous-mêmes et de notre monde.
Ceux qui ne sont pas prêts à tenir un discours critique sur le capitalisme devraient se taire sur le fascisme.
Rien n'est pire au monde qu'un ouvrage médiocre, qui fait semblant d'être excellent.
Face à l'état du monde du travail aujourd'hui, ce n'est pas de la mélancolie que je ressens, mais un désespoir absolu, une sensation de débâcle.
Quand on a quelque chose à cacher, on se met à jouer un rôle. Cela oblige tout le monde autour de vous à se transformer en acteur.
Écrire, c'est unir la vie intérieure à la vie extérieure. C'est attendre longtemps, sans avoir peur, avant de pouvoir lier l'histoire du monde à son histoire.
L'homme de la terre sait qu'il n'est que le maillon d'un ensemble régi par des lois simples, et que, pour le reste, c'est se martyriser que de vouloir en savoir plus. Les gens des villes sont le centre d'un monde qu'ils ont fait eux-même. Ils en crèvent, rongés de l'intérieur par le doute.
Le temps du monde fini commence.
Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?
La plus charmante femme du monde finit toujours par s'apercevoir que la première venue a un avantage sur elle, c'est d'être une autre.
Il ne faut pas trop se fier à l'avenir, ni dans l'histoire, ni dans la nature ; chaque foetus n'atteint pas l'âge adulte.
Tout le monde baissait son froc devant l'église, c'était comme ça à l'époque. Aujourd'hui, tu m'diras les gens baissent leur froc mais pas devant les mêmes institutions, ça évolue quoi...
Le monde est vaste et dur, pleins de rebondissements et on a tendance à cligner des yeux et à rater les instants essentiels.
Article 1 : le tabac est un poison. Article 2 : tant pis.
Ne jamais donc prétendre tout connaître, car il peut forcément exister dans la nature quelqu'un qui connaîtrait le tout du tout de tout ce que nous nous connaissons.
L'arbre qui fait verser aux uns des larmes de joie n'est aux yeux des autres qu'une chose verte qui se dresse en travers du chemin. Certains ne voient dans la nature que ridicule et difformité ; d'autres, c'est à peine s'ils voient la nature. Mais aux yeux de l'homme d'imagination, la nature est l'imagination même.
Croire que la religion dans laquelle on a été élevé est fort bonne et pratiquer tous les vices qu'elle défend sont des choses extrêmement compatibles, aussi bien dans le grand monde que par le peuple.
Les bons moments venaient toujours après la pluie... en petite culotte, jupon brodé... les plus beaux yeux du monde sont ceux de l'amour. Et je parle surtout du physique, ce par quoi tout commence et tout s'achève.
Ce monde cruel est un bordel où naissent des petits enfants.
Jamais Noé ne put si bien voir le monde que de l'arche malgré qu'elle fut close et qu'il fit nuit sur la terre.
Notre monde de bien-pensance de pacotille souffre aussi du non-dit politiquement correct. La voie bonne est celle de l'idéal, jamais celle de l'illusion.
Qui ne sait pas rendre un service n'a pas le droit d'en demander.
On préfère un compliment menteur à une critique sincère.
Dans le monde du culturisme, j'étais peut-être le roi, mais dans le Los Angeles de tous les jours, je n'étais qu'un immigré parmi d'autres essayant tant bien que mal d'apprendre l'anglais et de faire sa vie.
Les guerres passent. Seules les oeuvres de la culture ne passent pas. D'où mon amour de l'art. La musique, l'architecture ne sont-elles pas les forces qui montrent le chemin à l'humanité montante ? Quand j'entends du Wagner, il me semble percevoir le rythme du monde antérieur.
L'homme politique s'exprime d'abord par ses actes ; c'est d'eux dont il est comptable ; discours et écrits ne sont que des pièces d'appui au service de son oeuvre d'action.
Une fois dans sa vie, fût-ce pendant trois quart d'heure, tout le monde a été à l'avant-garde de quelqu'un.
Ce qui m'étonne le plus est de voir que tout le monde n'est pas étonné de sa faiblesse.
Se sacrifier au service de la vie équivaut à une grâce.
Le monde est très grand et plein de contrées magnifiques que l'existence de mille hommes ne suffirait pas à visiter.
Les livres ont été mon billet pour la liberté personnelle. J'ai appris à lire à l'âge de trois ans et bientôt découvert qu'il y avait tout un monde à conquérir, qui était plus au-delà de notre ferme dans le Mississippi.