L'argent n'est qu'une fiction.
La compassion est la monnaie qui mène à une véritable richesse.
Que reste-t-il du journalisme factuel et objectif ? C'est difficile à définir de nos jours, alors que la frontière entre fiction et réalité, entre mensonge et vérité, est de plus en plus floue.
La réalité est-elle plus entière dans le geste que l'on pose ou dans celui que l'on retient ?
La littérature fait directement appel à l'imagination : lire, c'est une façon de faire fonctionner son imaginaire particulier.
La méditation est une réalité tellement plus substantielle que ce que nous prenons normalement pour être la réalité.
La réalité est une illusion qui se produit en raison du manque d'alcool.
Il y a une différence entre la fiction et le mensonge. La fiction est là pour elle-même, elle ne sert à rien, alors que le mensonge sert toujours à quelqu'un.
Nous avons affaire dans notre réalité la plus quotidienne à cette tentation qu'est la banalité du mal.
Ceux qui croient agir en fonction de l'intérêt général sont en réalité conduits à favoriser des intérêts particuliers qui ne font pas partie de leurs intentions.
La publicité n'est pas là pour dire une réalité générale mais pour trouver des vérités particulières.
Un portrait porte absence et présence, plaisir et déplaisir. La réalité exclut absence et déplaisir.
Malheur à tout roman que le lecteur n'est pas pressé d'achever.
La réalité est une béquille pour les gens qui ne supportent pas les drogues.
Nous ne vivons pas des temps ordinaires. La généralisation de la solitude est l'une des mutations les plus frappantes de l'époque. Je considère que les pouvoirs publics ont une responsabilité. Quand on fait le bilan des allocations, des aides de toute nature, on se rend compte qu'en réalité ils poussent les gens à vivre seuls.
La réalité est toujours l'ennemie des noms célèbres.
La réalité laisse beaucoup à l'imagination.
La monnaie d'échange des pensées, le mot, se dévalue à mesure que le progrès évolue.
Le meilleur roman est celui qui demande le plus à la sensibilité et l'imagination de son lecteur.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
La pensée n'est pas la réalité de la vie.
Lire un roman est un art difficile et complexe. Il faut être capable non seulement d'une grande finesse de perception, mais d'une grande hardiesse d'imagination.
Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature.
Je m'effondre. Place Vendôme à sept heures du matin. Une fille à genoux qui mord sa main ensanglantée. Et qui hurle. Qui hurle une plainte incohérente. Comme si le désespoir avait pris forme. La forme d'un cri. Je crie la [...] â–º Lire la suite
N'importe qui pouvait écrire un roman en six semaines, avec du papier stylo et sans téléphone ni femme.
Un seul mot, usé, mais qui brille comme une vieille pièce de monnaie : merci !
Quelqu'un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage.
L'almanach nobiliaire est le seul livre qu'un jeune Londonien devrait connaître d'un bout à l'autre, car c'est la meilleure oeuvre de fiction que les Anglais aient jamais écrite.
Le théâtre c'est en réalité la genèse de la création.
Bien des gens qui paraissaient être nos amis ne le sont pas en réalité ; le contraire est vrai aussi.
Le roman rend aussi le silence : ce qui se dit lorsqu'il ne se dit rien, et là-dedans chacun voyage.