La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les meilleurs esprits des siècles passés.
Aux yeux du penseur tragique, toute logique - dès lors qu'elle ne se limite pas à la non-affirmation - est toujours et déjà d'ordre paranoïaque : il n'y a pas de « délire d'interprétation » qui tienne, puisque toute interprétation est délire.
Il n'y a d'histoire digne d'attention que celle des peuples libres. L'histoire des peuples soumis au despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes.
La probité et la justice font la sûreté de la société ; la bonté et la bienfaisance en font l'utilité ; la douceur et la politesse en font l'agrément.
L'homme était insaisissable, l'existence, une énigme. Parfois un geste, un paysage, une rencontre, une parole, une musique, une lecture ; surtout l'amour, rachetaient ces ombres. Il fallait savoir, s'en souvenir, parier sur ces clartés-là, les attiser sans relâche.
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
La mémoire raconte l'histoire du monde à travers son interprétation des événements.
L'homme qui brûla le plus de livres et qui en lu le moins était propriétaire de la plus grosse bibliothèque de tout le Chili.
Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ?
J'espère que mes livres font des déclarations sur notre état général.
Un style, c'est une façon d'être, de vivre et de faire vivre, c'est une politesse suprême.
Mes livres ne sont pas des livres, mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard sur la route de ma vie.
L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté.
Si Dieu les eût livrés à la corruption de leur coeur, il n'y eût point eu de pécheurs plus perdus et plus abandonnés à tous les vices.
Chez les grands auteurs, ce n'est pas tant leurs livres que nous retenons mais leur nom.
Nom de dieu je sais très bien comment c'est la révolution ! C'est les gens qui savent lire dans les livres qui vont voir ceux qui savent pas, et les voilà qui disent le moment est venu de changer tout ça ! [...] â–º Lire la suite
Il est sage de verser sur le rouage de l'amitié l'huile de la politesse délicate.
C'est que, si un instituteur ne sait rien, au pire les gens du village n'apprendront pas à lire le journal. Autrefois ç'aurait été un recul, mais à quoi sert aujourd'hui la lecture du journal, puisqu'il n'y a rien dedans à [...] â–º Lire la suite
Presque tous les écrivains seraient millionnaires s'ils touchaient uniquement leur pourcentage d'auteur sur les livres invendus.
Entre les personnes, parfois, l'intimité est lente à venir ; elle est la récompense de longues fréquentations et d'essais répétés.
Durant de longues années, ma plongée pouvait durer des mois et que, maintenant, je suis capable de rebondir au bout de deux jours.
Voyageur. Bah ! Ceux qui ont fait le tour du monde peuvent faire durer leur conversation un quart d'heure de plus.
Il est sage de verser sur les rouages de l'amitié l'huile de la politesse délicate.
Deux heures de conversation avec Pierre Boutang et à la fin cet avertissement tranquille : « La guerre du Golfe sera sans doute finie dans deux ou trois mois, mais à la vérité elle durera deux siècles. »
Oui, la chance joue un rôle dans les procès mais elle n'arrive que vers 3 heures du matin... Vous me verrez la chercher dans la bibliothèque à 3 heures du matin.
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
S'intéresser aux mots, s'investir dans ce qui est écrit, croire au pouvoir des livres - voilà qui submerge tout le reste, et en comparaison notre propre vie se rapetisse considérablement.
Il n'y a pas de délire d'interprétation puisque toute interprétation est un délire.
J'ai divisé le traité des oiseaux en quatre livres :Le premier traite du vol par battement d'ailes (vol ramé);Le deuxième du vol par la faveur du vent (vol plané);Le troisième du vol en général des chauve souris, poissons, insectes;La quatrième du vol artificiel.
Ne rejoignez pas ceux qui brûlent les livres, n'ayez pas peur d'aller dans une bibliothèque et de lire tous les livres.
Les collectionneurs qui collectionnent pour collectionner, ces maniaques, et il n'en manque pas, qui dépensent une fortune pour ranger sous vitrine aussi bien des boutons de culotte que des livres rares, peu importe.