Le jour où la science commencera à étudier les phénomènes non physiques, elle fera plus de progrès en une décennie que dans tous les siècles précédents de son existence.
Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n'est pas nous apprendre à raisonner, c'est nous apprendre à nous servir de la raison d'autrui.
Le pouvoir de la philosophie flotte dans ma tête... léger comme une plume, lourd comme du plomb.
La science ne nous a-t-elle pas trop éloignés de notre moi "naturel" ?
Les lois de la science ne distinguent pas le passé du futur.
Combien de siècles faudra-t-il encore, avant qu'une nouvelle génération d'Amazones finisse par comprendre qu'un homme n'est vulnérable que si l'on touche à son orgueil ?
L'art est une émotion supplémentaire qui vient s'ajouter à une technique habile.
Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès ?
Le progrès technologique, bien préparé et bien conduit, est une chance pour l'emploi et non l'inverse.
La science a, comme vertu, non pas de tuer Dieu, mais de décaper son image, de faire en sorte que la partie idolâtre s'amenuise peu à peu.
Un ami royaliste me faisait récemment remarquer que la démocratie était la pire des dictatures parce qu'elle est la dictature exercée par le plus grand nombre sur la minorité. Réfléchissez une seconde: ce n'est pas idiot.
Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour.
L'humanité gémit, à demi écrasée sous le poids des progrès qu'elle a faits. Elle ne sait pas assez que son avenir dépend d'elle.
Cobden est à Smith ce que la propagation est à l'invention.
Ce n'est pas la technique qui est toxique en soi, c'est notre incapacité à la socialiser correctement.
Nos heures sont des minutes lorsque nous espérons savoir, et des siècles quand nous savons ce qui se peut apprendre.
Le progrès matériel doit être lent, comme l'évolution des espèces. Sinon il produit des monstres.
La science antique portait sur des concepts, tandis que la science moderne cherche des lois.
Le passage au troisième millénaire, en philosophie, c'est peut-être cela : réaliser qu'on n'accomplira des progrès qu'en passant par des pensées minuscules et non plus majuscules.
Aucun progrès ne peut être acquis par une société sans passer la souffrance, et c'est là le matérialiste est désarmé.
Il n'y a rien dans la science qui enseigne l'origine de quoi que ce soit.
Je pense que l'idée que nous avons toute la démocratie que l'argent peut acheter s'écarte tellement de ce que notre démocratie est censée être.
Nous entrons dans une ère de progrès qui se poursuivra, sans cesse plus vaste, sans cesse plus confiante, à tout jamais.
Le progrès en art ne consiste pas à étendre ses limites, mais à les mieux connaître.
L'historicité, la perfectibilité infinie, le lien originaire à une promesse font de toute démocratie une chose à-venir.
La science est une chose merveilleuse... tant qu'il ne faut pas en vivre !
L'histoire n'est pas la science du passé, elle est la science des rapports réciproques entre le présent et le passé.
La tradition, c'est la démocratie des morts.
Tout progrès est basé sur le désir, universel et inné chez tout organisme, de vivre en dépensant plus que son revenu.
Il est démontré par l'expérience des siècles que, dans la condition d'agriculteur, l'homme conserve une âme plus simple, plus pure, plus belle et plus noble.
Foucault a situé les sociétés disciplinaires aux XVIIIè et XIXè siècles ; elles atteignent à leur apogée au début du XXè. Elles procèdent à l'organisation des grands milieux d'enfermement. L'individu ne cesse de passer d'un milieu clos à un autre, [...] â–º Lire la suite