Je voudrais perdre la mémoire Pour ne plus changer de trottoir Quand je croise mes souvenirs.
A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.
L'histoire est la mémoire du monde.
Ne jamais perdre du temps à inventer des choses que les gens ne seraient pas susceptibles d'acheter.
Les rendez-vous ne seraient pas désagréables si les gens ne vous faisaient pas perdre tant de temps à vous expliquer pourquoi ils sont en retard.
Jean d'Ormesson se rattache aux vieux et pieux souvenirs du journaliste que je fus et du lecteur de livres français que je suis.
La mémoire et l'habitude sont les fourriers de la mort.
Les souvenirs ? Des verres vides. On ne sait plus ce qu'ils contenaient, ni si on a bu avec plaisir ou dégoût, mais on est quand même soûl...
Parfois, il faut perdre quelque chose pour se rendre compte de sa valeur.
La nuit enregistre nos peurs et nous en délivre, le jour, par l'effet d'une amnésie bienfaitrice dont l'angoisse est le reste insécable.
Il y a quelque chose de plus intime que l'amour, ce sentiment de se perdre en toi, ou on l'idée de toi. C'est fou.
Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps.
Il ne sert de rien à l'homme de gagner la Lune s'il vient à perdre la Terre.
L'histoire, dit-on, est la mémoire de l'humanité : la politique se loge dans ses trous.
Aimer à perdre la raison, aimer à n'en savoir que dire, à n'avoir que toi d'horizon, et ne connaître de saisons, que par la douleur du partir, aimer à perdre la raison.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie.
Ce n'est pas par leur architecture mais plutôt par la puissance de leur pensée abstraite que les nations devraient essayer de se perpétuer dans la mémoire des hommes.
Notre tête ne serait-elle pas assez grande pour contenir à la fois la mémoire et imagination ?
Mieux vaut perdre sa montre que de perdre son temps.
Si l'homme cherche à faire périr un autre, le ciel ne le permet pas ; si le ciel veut perdre un homme, celui-ci peut-il éviter son sort ?
La différence entre les jeunes et les vieux, c'est que les vieux ont beaucoup plus de souvenirs et beaucoup moins de mémoire !
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
Un homme ne peut pas perdre si ses gains dépendent des pertes d'un homme qui ne peut pas gagner.
La mémoire est un geste en soi.
Les longs souvenirs font les grands peuples. La mémoire du passé ne devient importune que lorsque la conscience du présent est honteuse.
C'est comme ça, en perdant une illusion un jour qu'on devient tout autre le lendemain, et que plus rien n'est semblable.
Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur pas très sûr. Je préfère conjuguer l'irréel du présent.
Elle avait tellement de mémoire qu'elle se souvenait même du jour de sa mort.
Recevoir a son motif, perdre n'en a pas.
C'est quand on n'a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien.