Rien ne nous est plus utile que de vivre tranquille, de parler peu avec les autres et beaucoup avec nous-mêmes.
Ne voir dans l'amitié qu'une trompeuse amorce, c'est du beau nom d'ami ne pas sentir la force.
Blâmer et faire l'éloge sont des opérations sentimentales qui n'ont rien à voir avec la critique.
Le hasard n'existe pas. Il y a qu'une suite de pas vers soi ou loin de soi et peu importe la manière d'y arriver.
Bonheur : as-tu réfléchi combien cet horrible mot a fait couler de larmes ? Sans ce mot-là, on dormirait plus tranquille et on vivrait à l'aise.
J'étais une personnalité avant de devenir une personne - je suis simple, complexe, généreuse, égoïste, peu attrayante, belle, paresseuse et motivée.
Lorsqu'un amour est notre vie, quelle différence y a-t-il entre vivre ensemble ou mourir ensemble ?
Tiens, ça me rappelle une blague : c'est un mec qui arrive dans un bar et va trouver le barman, et il dit « Barman, je vais faire un pari avec vous, je pari avec vous 300$ que j'arrive à pisser dans [...] ► Lire la suite
Il est doux de voir ses amis par goût et par estime ; c'est pénible de les cultiver par intérêt : c'est solliciter.
Ceux qui de particuliers deviennent princes seulement par les faveurs de la fortune ont peu de peine à réussir, mais infiniment à se maintenir.
De la provocation je crois qu'on en a besoin pour sortir un peu de la masse.
Les grands-parents sont un moment unique dans la vie de chacun, comme me l'ont dit d'innombrables personnes ces derniers mois. Je suis donc extrêmement fier et heureux d'être grand-père pour la première fois et nous avons hâte de voir le bébé dans un avenir proche.
La plus excellente des vertus morales est le peu d'estime de soi-même. Elle a cet avantage, qu'elle ne s'attire l'envie de personne.
Si un jour tu me quittes, dit-le moi sous la pluie, pour ne pas voir couler mes larmes.
Qu'est-ce qu'ils ont à pleurer autour de mon lit... C'est déjà bien assez triste de mourir... S'il faut encore voir pleurer les autres !
Il y a assez de causes réelles de conflits pour ne pas les accroître en encourageant les jeunes gens à se lancer des coups de pied dans les tibias au milieu de rugissements de spectateurs en furie.
L'idée que les actions politiques de premier plan sont le facteur décisif en histoire est aussi vieille que l'historiographie elle-même, et c'est la raison principale qui fait que si peu de chose nous a été conservé de l'évolution des peuples [...] ► Lire la suite
Un homme politique doit être capable de voir les deux faces d'un problème de manière à pouvoir le prendre de biais.
Baiser une épouse qui sait faire le ménage, c'est à peu près comme baiser la bonne.
L'esthétisme qui fait de l'intention artistique le principe de l'art de vivre implique une sorte d'agnosticisme moral, antithèse parfaite de la disposition éthique qui subordonne l'art aux valeurs de l'art de vivre.
Il y a un peu de tout dans tout. Il y a un peu de tout dans l'homme.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on [...] ► Lire la suite
A voir certains monuments contre lesquels ils font leurs besoins, c'est à croire que les chiens sont de purs esthètes.
Au constat que la prison échoue à réduire les crimes, il faut peut-être substituer l'hypothèse que la prison a fort bien réussi à produire la délinquance, type spécifié, forme politiquement ou économiquement moins dangereuse - à la limite utilisable - [...] ► Lire la suite
Il y a peu à choisir entre des pommes pourries.
Pitié. Ce sentiment qui n'a rien à voir avec l'amour. Il en est plutôt le contraire et il détruit tout autant celui qui le ressent que celui qui l'inspire.
D'abord je suis pour decrédibiliser, un peu, l'idée de nation. Je trouve que cette idée a fait tant de mal, qu'elle a nourri tant de guerres, qu'elle a alimenté tant de haines, ce fétiche national, cette façon qu'ont les gens [...] ► Lire la suite
- Je ne veux plus jamais voir un homme nu de ma vie ! - Ouais, et ben moi je mordrai plus une seule fesse !
La société... n'est plus que la guerre de mille intérêts mesquins opposés, une lutte éternelle de toutes les vanités qui, tour à tour blessées et humiliées les unes par les autres, s'entrecroisent, se heurtent et expient le lendemain triomphe de [...] ► Lire la suite
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
Finalement, quand je fais le bilan de ma vie, j'ai un peu de biens et pas mal de maux.