L'expression signifie littéralement que la personne qui passe trop de temps à consulter les prévisions météorologiques, dans l'attente de conditions idéales pour sortir ou entreprendre une activité, finit par rester inactive et par se réfugier dans un lieu abrité et convivial, comme le bistrot (un café ou un bar).
Le proverbe utilise la météo comme symbole de l'incertitude, des risques ou des obstacles qui peuvent se présenter dans la vie. Le bistrot, quant à lui, représente le refuge, l'inaction, le report constant, ou même la procrastination. Le sens figuré est une invitation à :
Ce proverbe est typiquement utilisé pour :
La leçon principale est de ne pas se contenter d'observer la vie, mais de la vivre. Le temps perdu à l'attente est du temps de vie non exploité. Il faut faire preuve d'un certain esprit d'initiative et d'une saine insouciance face aux imprévus, car il y aura toujours une raison de ne pas agir si l'on cherche la perfection.
Le proverbe repose sur un parallélisme simple et frappant :
L'association des termes "météo" (la nature, le monde extérieur) et "bistrot" (un lieu clos, social et de loisir) crée un contraste humoristique et mémorable. La concision et le rythme en font une formule facile à retenir.
N'ayez pas peur de l'incertitude ! L'existence est faite de hauts et de bas. Mieux vaut se lancer, même sous une petite averse, que de rester éternellement à l'abri à attendre le grand soleil. Agissez plutôt que d'attendre l'impossible perfection.
Ce proverbe est clairement désigné comme un Proverbe Breton, bien que son auteur précis soit inconnu. Son origine populaire est souvent associée au milieu maritime et agricole, où la météo est un facteur crucial, mais où l'activité ne peut être indéfiniment suspendue. Les marins, notamment, savent qu'il faut partir et agir en prenant des risques calculés, et qu'attendre un temps idéal est souvent vain.
En Bretagne, région réputée pour son climat changeant et ses fréquentes pluies, ce proverbe prend une dimension encore plus forte. Il exprime l'esprit pratique et le tempérament désinvolte des Bretons face aux caprices du temps : on ne va pas s'empêcher de vivre et de travailler pour quelques gouttes. C'est une façon d'accepter l'humidité comme une partie intégrante de la vie.
On trouve quelques variantes, notamment :
L'idée de ne pas remettre à demain ce qui peut être fait est un équivalent universel, mais la version bretonne est plus spécifique et imagée.
Ce proverbe rejoint des idées universelles comme :