Même quand j'étais enfant, j'ai appris à vaincre mes adversaires sans les déshonorer.
La constance des sages n'est que l'art de renfermer leur agitation dans le coeur.
Je n'ai jamais voulu que quelqu'un pense que j'utiliserais mon nom de famille pour m'amener n'importe où.
Ceux qui savent se contenter de ce qui leur échoit constituent le noyau des peuples heureux et sont sans histoire.
Une seule rose peut être mon jardin... un seul ami, mon univers.
Pauvre Lorraine ! Patrie féconde dont nous venons d'entrevoir la force et la variété ! Mérite-t-elle qu'ils la quittent ainsi en bloc ? Comme elle sera vidée par leur départ ! Comme elle aurait droit que cette jeunesse s'épanouît en actes sur sa terre !
Il s'était éloigné de sa maison, de sa mère, de christina. Mais on en quitte pas l'enfance. On en garde la blessure, l'exigence, et des visages restent là, inflexibles témoins de ce qu'il faut donner pour essayer de se mériter soi-même.
La bourgeoisie des métropoles qui a gagné la présidentielle impose aussi sa conception des rapports homme-femme, égalitariste jusqu'à l'indifférenciation, au reste de la population, qui doit taire ses réserves sous peine de passer pour ringarde ou phallocrate.
Je me demande, au reste, si les femmes mariées savent mesurer leur déchéance. Du jour au lendemain, la plupart d'entre elles se dépouillent, se neutralisent, s'aplatissent, se coulent suivant l'image exacte de leur mari.
Je cherche comme Diogène l'a fait avec sa lanterne pour tous ces merveilleux êtres humains. Je ne les ai pas encore trouvés.
Faites-vous tant d'histoires, lorsqu'on joue votre air national? Moi, je me lève. C'est mon derrière qui obéit. Mais mon esprit reste libre.
L'homme est devenu trop puissant pour se permettre de jouer avec le mal. L'excès de sa force le condamne à la vertu.
Au cinéma vous écrivez pour séduire, pour que les gens sortent de chez eux, alors que sur le petit écran, vous écrivez pour ne pas les heurter et qu'ils restent devant leur poste.
Je pense comme une fille enlève sa robe.
Le comédien, c'est un homme qui à force de travail a réussi à se sentir mal dans sa peau.
Il a touché mon coeur de ménagère de plus de cinquante ans.
Aucune génération n'a le droit de contracter des dettes supérieures à ce qui peut être remboursé au cours de sa propre existence.
Que tu lui donnes un crayon Et l'enfant bâtit sa maison.
Des jours brisés qu'il se rappelle,Il n'est pas sûr qu'il ait souffert,Tant sa douleur est naturelle,Son sourire est mort l'autre hiver.
Je crois tellement en l'Homme. Je dis: «Je respecte ta croyance, respecte mon athéisme!»
Je remercie l'écriture et le langage qui, malgré tant de trahisons, me sont jusqu'à la fin restés fidèles. Je remercie mes mots qui, pour la dernière fois, acceptent de former une phrase : " Vivre était une merveille, vivre est devenu une corvée, vivre est aujourd'hui nocif."
Je t'aime éperdument, et je te le dis, et je te le répète, et mes paroles te l'expriment, et mes baisers te le prouvent, et quand j'ai fini... je recommence. Je voudrais recommencer ainsi pendant l'éternité, et chaque soir, je [...] ► Lire la suite
Les gens qui ferment les yeux sur la réalité invitent simplement leur propre destruction.
Dans certains cimetières américains, certains défunts demandent que l'on plante un arbre sur leur tombe. Sans doute ces gens pensent-ils qu'ils ne mourront pas tout à fait si leur ADN passe dans l'arbre dont les racines vont s'enfoncer dans la tombe, proliférer, faire des rejetons... Le fantasme de l'immortalité revisité par la science !
La bougie ne perd en rien de sa lumière en la communiquant à une autre bougie.
Cela n'a aucun sens d'embaucher des gens intelligents et de leur dire quoi faire. Nous embauchons des gens intelligents pour qu'ils puissent nous dire quoi faire.
Tu te caches ! Mais moi je vais être franc avec toi, je crois que tu es amoureuse de moi ou que tu pourrais l'être mais que tu as trop peur de te laisser aimer parce que la dernière fois que [...] ► Lire la suite
C'est après sa mort que quelqu'un commence à changer.
- Le truc, c'est qu'je sais qu'je suis un vrai connard parfois. Mais, les gens aiment ça, pas vrai ? Mon côté emmerdeur, mon charme légendaire, ça plaît aux gens. Et ça m'plait qu'ça leur plaise. - On n'est pas obligé [...] ► Lire la suite
Il faut donc que le peuple rende malades les hommes d'Etat puisque chaque jour leur honneur maigrit ; mais au moins souvent leur corps engraisse.
Le moindre de mes soucis est de me trouver conséquent avec moi-même...