Les souvenirs sont comme des bulles qui remontent.
On pleure ainsi parce qu'on a dans la mémoire les larmes universelles que la mort a fait répandre.
La seule fonction de la mémoire est de nous aider à regretter.
L'imagination c'est de la mémoire fermentée. Quand on perd la mémoire on perd sa faculté d'imaginer.
Les souvenirs sont façonnés par l'oubli comme les contours du rivage sur la mer.
Je ne savais pas ne pas filmer et, le faisant, je devinais pourtant qu'aucune image ne me rendrait l'instant que je ne savais pas vivre, ou si mal.
Les souvenirs sont nos armes les plus puissantes, et nos faux souvenirs les plus tranchantes.
Rien. De même que dans l'amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier. De même, j'ai eu l'illusion devant Hiroshima que jamais je n'oublierais, de même que dans l'amour... Comme toi, j'ai essayé de lutter de toutes [...] â–º Lire la suite
Nous n'enfermons rien d'autre en prison qu'une partie de nous-mêmes, comme d'autres abandonnent sur le bord de la route leurs souvenirs encombrants ou leurs chiens en disgrâce...
Le cinéma américain reproduit à l'infini une image héroïque de l'homme qui doit vaincre une menace extérieure pour continuer à vivre en paix.
Les dieux ont définitivement fermé les portes de l'Olympe, et ils s'amusent sans nous. Ils se sont désintéressés de ces créatures qui se sont inventé un dieu unique à leur image, eux qui vivent parmi les faunes, les centaures, les [...] â–º Lire la suite
L'histoire est la mémoire du monde.
Les souvenirs sont souvent aussi trompeurs que ceux et celles qui les nourrissent.
La mémoire est la tourmenteuse des jaloux.
Peindre, c'est faire apparaître une image qui n'est pas celle de l'apparence naturelle des choses, mais qui a la force de la réalité.
Dans l'histoire de type romain, la mémoire avait essentiellement à assurer le non-oubli - c'est-à-dire le maintien de la loi et la majoration perpétuelle de l'éclat du pouvoir à mesure qu'il dure. Au contraire, la nouvelle histoire qui apparaît va [...] â–º Lire la suite
Comment fait-on quand on a rien ? Pas même des souvenirs à revisiter dans la nuit.
Penser, ce n'est pas unifier, rendre familière l'apparence sous le visage d'un grand principe. Penser, c'est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié.
Les souvenirs seuls nous font peur de la mort.
C'est la mémoire qui soude les choses à sa façon.
Ce « trouble de l'identité », est-ce qu'il favorise ou est-ce qu'il inhibe l'anamnèse ? Est-ce qu'il aiguise le désir de mémoire ou désespère le phantasme généalogique ? Est-ce qu'il réprime, refoule ou libère ? Tout à la fois sans [...] â–º Lire la suite
Ma mémoire est surmenée par ces longs débats.
L'imagination n'est qu'un jeu de la mémoire qui construit ce qu'elle connaît.
En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes ; car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.
On se souvient de choses parcellaires, même les souvenirs sont bouffés, rongés.... J'essaie de les retenir, les choses, les petites choses.
Je ne veux pas habiller une image avec juste mon visage.
Quand vous voyagez à l'intérieur de vous-mêmes, les courants vous entraînent fatalement vers votre enfance et vous risquez fort de retrouver des souvenirs qui vous feront perdre le chemin du retour.
Le regard de l'ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L'amitié se tiendrait alors dans une réciprocité sans faille, guidée par le même principe d'amour : le respect qu'on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent, naturellement.
L'amour seul est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un songe effacé.
Un bon raconteur d'histoires, c'est quelqu'un qui a une bonne mémoire et qui espère que les autres n'en ont pas.
Ma musique est ItalienneJe suis Rital dans mes colèresDans mes douceurs et mes prièresJ'ai la mémoire de mon espèceJe suis Rital et je le resteArrivederci Roma...