Le sentiment «d'avoir fait son devoir» fait de chacun son honorable bourreau.
Sous le fallacieux prétexte d'acheter le cheval, Moravagine entraîne le vieux cocher chez tous les maquignons, dans tous les quartiers, dans toutes les rues. Ils font toutes les maisons de thé, toutes les buvettes, roulent de bar en traktir.
La vie nous console de mourir, et la mort de vivre.
La peine de mort est une amputation barbare.
Oui, j'ai été un petit voyou. Vous savez, la prison, je la voyais tous les jours quand j'étais môme. Ma famille d'accueil vivait à Fresnes près de la prison.
La folie et la mort s'en donnaient à coeur joie. Le monde n'avait plus de sens. Le soleil brillait dans le ciel bleu de France, les oiseaux chantaient, et les hommes s'étripaient avec une férocité bestiale.
Pour développer la compréhension, vous devez vous entraîner à regarder tous les êtres vivants avec les yeux de la compassion.
L'état de courtisan est un métier dont on a voulu faire une science. Chacun cherche à se hausser.
J'ai été marquée par de grands films américains, des actrices mythiques... Mais j'avais aussi, en moi, ce désir de notoriété.
La solitude est bonne pour les calmes, pour les forts.
A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale.
Le ciel regarde les hommes s'agiter avec tant d'étonnement que chaque jour la nuit lui en tombe !
En secret reçu, est chaque bisou perdu.
Du ciel vos mouvements ont leur commencement, je ne dis pas tous ; mais supposé que je le dise, pour discerner le bien et le mal une lumière vous est donnée.
Quelques peuples seulement ont une littérature, tous ont une poésie.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
Le rire fait ressortir l'enfant en chacun de nous.
Notre meilleur voie vers la santé consiste à élargir notre sentiment d'identité.
Dans le subconscient des anciens, où naquirent tous les mythes, on ne pouvait croire que la plante et les fleurs ne fussent autre chose que l'apparence que les dieux voulaient bien nous en montrer.
Les hommes sont si pervers que le seul espoir et même le seul désir de les corriger, de les voir raisonnables et honnêtes, est une absurdité, une idée romanesque, qui ne se pardonne qu'à la simplicité de la première jeunesse.
Vivre intensément ne signifie pas vivre chaque jour comme si c'était le dernier mais comme si c'était le premier.
Le temps humain ne tourne pas en cercle mais en ligne droite. C'est pourquoi l'homme ne peut être heureux puisque le bonheur est désir de répétition.
Le plaisir est l'objet, le devoir est le but. De tous les êtres raisonnables.
C'est pas facile d'écrire une chanson. En plus les Gainsbourg, les Nougaro, les Aznavours ils ont piqué tous les bons thèmes : l'amour, l'amitié, le temps qui passe. Il me restait quoi ? L'acné, le karting, les stores électriques ?
La solitude dans une communauté est une lubie chèrement payée. On ne donne jamais le bénéfice du doute à l'acte accompli en marge des autres.
La naissance et la mort en cela seul diffère Que l'enfant sort sans peur du ventre de sa mère, Et nous tremblons d'effroi quand mourir il nous faut.
L'art est un sentiment plus qu'une croyance.
La douceur est une énigme. Incluse dans un double mouvement d'accueil et de don, elle apparaît à la lisière des passages que naissance et mort signent.
On peut dire que chaque trouble psychiatrique appartient à son époque, mais aussi que les particularités les plus singulières de la folie individuelle se retrouvent d'une époque à l'autre.
Plus malheureux que tous est celui qui n'aime plus et ne peut oublier qu'il a aimé.
Le patron est un salarié qui doit investir ses bénéfices dans l'entreprise chaque année.