Dieu n'est jamais rassasié de la vie des humains.
Seule la vie peut défendre un message, pas la parole.
Toute vie est sans doute un enchaînement d'erreurs à peu près inévitables.
Les questions du type « Qui suis-je réellement ? » ou « Que fais-je exactement ? » ont toujours été un frein tant à l'existence qu'à l'activité. En bref, l'exercice de la vie implique une certaine inconscience qu'on pourrait définir comme une insouciance du « Quant à soi ».
Le savant dont les moeurs sont déréglées ressemble à un aveugle qui porte un flambeau dont il éclaire les autres, sans pouvoir s'éclairer lui-même.
Un art qui a de la vie ne reproduit pas le passé ; il le continue.
- Qu'est-ce que je raconte ? - Livre lui tes pensées, des pensées que tu dis pas, des pensées qui pèsent, qui s'incruste, qui t'alourdissent, qui prennent la place des idées neuves, tu vas devenir une décharge a vielles pensées qui [...] ► Lire la suite
Après la guerre, deux choix s'offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d'avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !
C'est une chose terrible de traverser la vie en pensant que vous avez un caillou de votre côté quand ce n'est pas le cas.
L'homme, par le fait d'être homme, d'avoir conscience, est déjà, par rapport à l'âne ou au crabe, un animal malade. La conscience est une maladie.
Un seul jour d'un savant vaut mieux que toute la vie d'un ignorant.
L'espace d'une vie est le même, qu'on le passe en chantant ou en pleurant.
Les choses que nous aimons vraiment restent toujours avec nous, enfermées dans nos coeurs aussi longtemps que la vie reste.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
Sans que cela soit un devoir, il y a plus d'une mère qui donnerait sa vie pour ses enfants.
Je voulais dessiner la conscience d'exister et l'écoulement du temps.
J'ai peine à admettre que l'univers, comme la conscience humaine, se soit fait tout seul par la vertu du "hasard".
Voilà l'histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l'axe de mon coeur.
La prière est une impossibilité sans une foi vivante en la présence de Dieu à l'intérieur.
Pour les jeunes gens, tout ce qui a plus de vingt cinq ans, c'est la vieillesse ; trente, cinquante, ce sont des variations infimes et sans intérêt.
La conscience est bien plus que l'écharde, elle est le poignard dans la chair.
C'est un grand danger d'aimer Dieu comme un joueur aime le jeu.
J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. Quelle conversation peuvent-elles tenir avec Dieu ?
Il faut encore et surtout m'être très fidèle de corps, de coeur et d'âme ; en regards, en paroles et en action. Ma santé, ma vie et mon bonheur, si tu y tiens, dépendent de tout cela à la fois.
C'est ça la vie : faire de son mieux en toutes circonstances pour continuer vers ce qu'on est de toute éternité...
Vivre et juger sa vie : quel est l'homme capable des deux ?
La poésie n'est que l'exhibition formelle de la conscience qui souffre et qui aime et qui appréhende le monde.
Tant que l'on vit, la vie amoureuse est possible.
L'éternité est une sorte de mesure. Mais il n'appartient pas à Dieu d'être mesuré. Donc, il ne lui appartient pas d'être éternel.
Tu dois admettre que Dieu ne t'aime pas du tout. Il ne t'a jamais voulu. En toute probabilité, il te déteste, et ce n'est pas ce qu'il peut t'arriver de pire. On a pas besoin de lui mec ! On n'en [...] ► Lire la suite
Ne distingue pas Dieu du bonheur et place tout ton bonheur dans l'instant.