Le regard de l'autre n'est pas neutre. C'est une perception qui provoque une alerte émotive, une sensation d'invitation ou d'intrusion.
J'appelle plaisir toute perception que l'âme aime mieux éprouver que de ne pas éprouver.
Il est des regards à la tentation desquels personne ne résiste : par exemple le regard sur un accident de la circulation ou sur une lettre d'amour qui appartient à l'autre.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.
Il est des maisons qui donnent des ordres. Elles sont plus impérieuses que le destin : au premier regard on est vaincu. On devra habiter là.
Beaucoup de gens peuvent faire illusion dans ce monde, uniquement parce que le sort ne les a pas mis à l'épreuve.
J'ai été élu mais dans le regard de beaucoup de Français, je ne l'étais pas devenu.
La victoire est une illusion de philosophes et de fous.
Par-dessus le parapet, on ne voit pas à dix pas. Le regard fouille les ténèbres jusqu'au réseau enchevêtré où titubent les pieux, puis se perd.
Un regard dérange plus qu'une claque.
La perception est un outil pointu des deux côtés.
Un homme n'est jamais que le spectateur de son talent et ne peut se prévoir.
Danser, du regard et des mains t'apprivoiserUne proposition, un pourparler, une invitation a tout oublier.
Le soleil est couché, à présent l'herbe longueOscille, languissante, dans le vent du soir;L'oiseau s'est envolé de cette pierre grisePour trouver quelque chaud recoin où se blottir.Il n'est rien, dans tout le paysage désert,Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille,Si ce n'est que le vent, là-bas,Accourt en soupirant sur la mer de bruyères.
A ce jour, aucune politique familiale ne s'est révélée vraiment efficace au regard de l'égalité entre hommes et femmes. La division du travail entre conjoints est toujours inégalitaire dans tous les pays...
La seule perception que j'ai de moi-même, c'est celle que j'ai à travers le regard de l'autre.
C'est drôle comme les hommes ne pensent pas à être complexés. Ca doit être bien, d'être comme ça. Ne penser qu'à son regard qui se pose et pas penser à la réciproque.
Quand on arrive à exprimer quelque chose avec un regard et la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Habitue-toi à être attentif à ce qu'un autre dit, et autant que possible entre dans l'âme de celui qui parle.
Parfois, on dirait que c'était hier, finir le lycée, dire au revoir. Cette impression qu'on à 17 ou 18 ans, que personne dans l'histoire du monde n'a jamais été aussi proche, n'a jamais aimé aussi intensément, ni ri aussi fort, ni a compté autant.
La passion du spectateur pour les sports collectifs est la seule religion universelle.
Mais où commence l'adultère ? Au premier regard ? Au premier baiser ? A la première caresse ? Ne l'étais je pas déjà ? L'adultère commence au premier regard, en effet : celui que votre mari ne vous accorde plus.
Plus on manifeste un désaccord sur le fond, plus on doit être attentif à la forme.
Le roman est le fruit d'une illusion humaine. L'illusion de pouvoir comprendre autrui.
Comment arrêter son regard sur la première à laquelle on a juré fidélité éternelle quand il y en a des milliers qui nous obligent à renier sans cesse nos premières paroles ?
Le regard ne s'empare pas des images, ce sont elles qui s'emparent du regard. Elles inondent la conscience.
La distinction entre le passé, le présent et l'avenir n'est qu'une illusion obstinément persistante.
La perception du temps est sans doute liée aux moyens techniques dont l'homme se sert pour gagner du temps ou le tuer.
Celui qui assiste en spectateur voit clair, celui qui prend parti se laisse égarer.
C'est beaucoup de choses l'image : une belle gueule, un beau parler, une poignée de main ferme, un regard droit, du linge bien repassé, l'air d'avoir toujours envie de se trouver là où on est et de penser profondément ce que l'on dit.