On peut rester dix ans célibataire dans un mariage. On peut parler des heures sans dire un mot. On peut coucher avec la terre entière et rester vierge.
Divers facteurs pouvaient concourir pour faire percevoir dans le langage de l'étoile un message d'espérance. Mais tout cela pouvait mettre en chemin seulement un homme ayant une certaine inquiétude intérieure, un homme d'espérance, à la recherche de la véritable Étoile du salut.
Être un homme complet, équilibré, c'est une entreprise difficile, mais c'est la seule qui nous soit proposée.
Celui qui s'est marié une fois mérite une couronne de patience, et celui qui s'est marié deux fois une camisole de force.
Le mariage a ses peines, mais le célibat n'offre que peu de plaisirs.
Il y a un homme de foi en moi.
Un homme qui lit trop et qui fait trop peu d'efforts cérébraux prend vite des habitudes de paresse d'esprit.
Un homme sans traditions n'est plus un homme.
Tout ce qui ne peut se ramener à une relation interhumaine représente, non pas la forme supérieure, mais à jamais primitive de la religion.
Qu'on laisse un roi tout seul sans compagnie, penser à lui tout à loisir ; et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères.
Le célibataire fait plus pitié qu'envie, sauf aux hommes mariés qui l'imaginent libre alors qu'il n'est que désespéré.
Quand on connaît le défaut d'un homme à qui l'on veut plaire, il faut être maladroit pour n'y pas réussir.
Nous ne connaîtrons l'homme que lorsque le dernier homme sera mort.
Un homme doit savoir braver l'opinion ; une femme s'y soumettre.
Le commencement chrétien coïncide avec la naissance d'un homme qui s'est voulu être chaque homme.
Le tricot permet à une femme de penser à autre chose pendant que son mari parle.
Plus un homme est astucieux et séducteur, plus il lui est facile d'arriver par le mariage à la fortune.
Une femme ne peut devenir l'amie d'un homme qu'après avoir été une camarade, puis une maîtresse.
Il n'y a pas de conditions auxquelles un homme ne puisse s'habituer, surtout s'il voit que tout le monde autour de lui vit de la même manière.
Pourquoi personne n'imprime dans les journauxQue la vie est bonne ! Je te salue, Marie :Que c'est bon de pisser sur des accords de pianoQue c'est divin de baiser dans les roseaux affolésPar le vent.
Mon concerto choisit pour protagonistes le premier violon et le violoncelle et les projette dans une relation instinctive, comme lorsque se rencontrent deux personnages d'un opéra.
Tout homme est capable de faire du bien à un homme ; mais c'est ressembler aux dieux que de contribuer au bonheur d'une société entière.
Si une femme fait attendre un homme avec qui elle a rendez-vous, c'est pour le plaisir de pouvoir se dire que, pendant ce temps, il n'est pas auprès d'une autre.
Je hais les indifférents. Je pense que vivre, c'est résister. Il ne peut y avoir seulement des hommes, des étrangers à la cité. Un homme ne peut vivre véritablement sans être un citoyen et sans résister. L'indifférence, c'est l'aboulie, le parasitisme et la lâcheté, non la vie. C'est pourquoi je hais les indifférents.
Je ne pense pas beaucoup à un homme qui n'est pas plus sage aujourd'hui qu'il ne l'était hier.
La cohabitation dans un espace clos d'un homme et d'une femme relève du miracle.
Je ne puis concevoir qu'un homme vraiment heureux puisse jamais songer à l'art. Vivre vraiment, c'est avoir la plénitude. Est-ce que l'art est autre chose qu'un aveu de notre impuissance ?
En n'asservissant les honnêtes femmes qu'à de tristes devoirs, on a banni du mariage tout ce qui pouvait le rendre agréable aux hommes.
Je souhaite qu'on se souvienne que j'ai été le dernier homme de ma tribu à rendre mon fusil.
Le célibataire vit comme un roi et meurt comme un chien, alors que l'homme marié vit comme un chien et meurt comme un roi.
Il y a dans ce mot mariage un étrange pouvoir dissolvant.