Qui aime se découvre un peu cannibale.
L'âme, lorsqu'elle est malade, fait précisément comme le corps : elle se tourmente et s'agite en tous sens, mais finit par trouver un peu de calme. Elle s'arrête enfin sur le genre de sentiments et d'idées le plus nécessaire à son repos.
Je suis seule dans mon lit, j'ai froid sans mon radiateur humain. Je rêve de me blottir contre ton torse et m'endormir paisiblement.
La nature paraît se servir des hommes pour ses desseins, sans se soucier des instruments qu'elle emploie ; à peu près comme les tyrans qui se défont de ceux dont ils se sont servis.
Un coeur qui veut aimer, et qui sait comme on aime n'en demande jamais licence qu'à soi-même.
Ma mission dans la vie n'est pas simplement de survivre, mais de prospérer ; et de le faire avec un peu de passion, de compassion, d'humour et de style.
En examinant la Révolution, on découvre combien la sociabilité entre les hommes est extrêmement fragile.
Cette difficulté d'être dans l'abondance démontrerait à elle seule, s'il le fallait, que la prétendue « naturalité » du désir de bien-être n'est pas si naturelle que ça -sinon les individus n'auraient pas tant de mal à s'y faire, ils sauteraient à pieds joints dans la profusion.
Si tu pleures trop parce que tu as perdu ton soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles.
Ce que chacun recherche et aime avant tout, non seulement dans la simple conversation, mais encore à fortiori dans le service public, c'est l'infériorité de l'autre.
La femme est à l'homme un mal agréable.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
Je trouve que faire des pipes pour entretenir un gars qui s'appelle Pompée, c'est un peu de la provocation.
Partout la jalousie est un monstre odieux : rien n'en peut adoucir les traits injurieux, et plus l'amour est cher qui lui donne naissance, plus on doit ressentir les coups de cette offense.
Un livre obscène, c'est tout simplement un livre mal écrit. Le talent n'est jamais obscène. Ni à plus forte raison immoral.
Un livre, c'est un peu comme un homme politique : il n'est rien sans l'électeur.
Je crois en l'engagement. Je crois en être ouvert et faire confiance les uns aux autres et se respecter complètement.
Tu ne peux tout de même pas penser avoir un enfant si tu ne vois pas dès le départ un peu de soleil au-dessus de son berceau.
Chaque époque découvre un aspect de la condition humaine, à chaque époque l'homme se choisit en face d'autrui, de l'amour, de la mort, du monde.
Malheur à ceux qui n'ont pas connu le silence ! Le silence est un peu de ciel qui descend vers l'homme.
Au grand loto de l'universJ'ai pas tiré l'bon numéroJ'suis mal dans ma peauJ'ai pas envie d'être un robotMétro boulot dodo.
On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.
Il y a peu de femmes, qui, après avoir été idolâtrées, soutiennent l'épreuve du mariage.
L'esclavage nous est quelquefois un bien plus cher que la liberté.
Ils m'étaient chers comme des souvenirs déjà reculés. C'est un peu bête de s'attacher si vite à des personnes qui n'ont en somme qu'un rôle passager dans votre existence. C'est l'histoire des émotions en commun.
Au poker, ce qui compte, ce n'est pas le jeu que tu as en main mais le jeu que ton adversaire se figure que tu as.
Je n'ai pas peur ! Je veux avoir peur ! Je veux avoir mal ! Je veux me souvenir ! Je n'ai pas peur !
Qui n'est pas fasciné par le mal ?
J'ai senti dans mes mains un animal immonde,Échappé à la nuit d'une affreuse forêt,Et je vis que c'était le mal dont tu mourais,Que j'appelle en riant la tristesse du monde.
La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée.
La gratitude, c'est regarder du bon côté de la vie, même si cela signifie se faire mal aux yeux.