Le souvenir de la jeunesse est tendre dans les vieillards.
Il cherche la jeunesse à mesure qu'il vieillit. Il l'espérait. Il l'attend encore. Mais il va bientôt mourir.
Ce qui m'importe, c'est l'éternelle vivacité et non pas la vie éternelle.
La virilité d'une idée ne consiste pas moins dans sa puissance à créer un passage à travers la pensée contemporaine que dans sa capacité à dominer les mouvements futurs.
Pour t'avoir guetté à toute heure,Je sais mon souvenir empire,Je sais mon magique pouvoirDe bannir au loin des ennuis
Exprimer une idée est une activité difficile à laquelle il faut s'exercer ; la télé supprime cet exercice ; nous risquons de devenir un peuple de muets, frustrés de leur parole, et qui se défouleront par la violence.
Ce qu'on nomme idée est l'objet de la pensée.
On ne peut distinguer le sublime de l'agréable que parce que le souvenir vous en serre le coeur.
Une idée est un météore.
La littérature est un accessoire aussi indispensable que les cigarettes ou le bon cognac.
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Ne dites jamais non à une idée - vous ne savez jamais comment cette idée déclenchera une autre idée.
Sous ce masque, il y a plus que de la chair. Sous ce masque, il y a une idée Creedy... Et les idées sont à l'épreuve des balles.
La liberté n'est que la forme d'une grande idée dont nous n'avons pas complètement perdu le souvenir.
Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur ; le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
Le secret pour écrire. Il suffit de parvenir à garder les yeux ouverts et fermés en même temps. C'est-à-dire qu'il faut se souvenir et oublier, toujours en même temps.
Le cuisant souvenir d'une action méchante soudain au moindre mot nous donne l'épouvante.
Certains se font de la poésie une idée si vague qu'ils prennent ce vague pour l'idée même de la poésie.
La meilleur façon d'imposer une idée aux autres, c'est de leur faire croire qu'elle vient d'eux.
Hélas ! C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents.
On ne peut penser sans mots. Notre esprit est ainsi fait que la formation d'une idée et l'évocation d'un mot qui la montre, sont un seul et même acte.
Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères, qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes.
La vie de dirigeant est une succession de mauvaises nouvelles. Si l'on doit se souvenir de tous ses échecs, on ne s'en sort pas.
La littérature est une drogue dure.
Les choses en elles-mêmes ne sont ni grandes ni petites, et quand nous trouvons que l'univers est vaste, c'est là une idée toute humaine.
La gloire et les millions ne peuvent consoler de la jeunesse à jamais envolée.
La jeunesse est le temps qu'on a devant soi.
Au XXe siècle, après tant de travaux, l'humanité s'acharne à effacer ses traces.
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
Le souvenir se remet à vivre quand on lui rend sa liberté.
Les lois de l'espace scénique sont différentes de celles de la littérature, mais l'enjeu reste toujours de faire passer le plus possible de littérature sur l'espace scénique.