Ce que j'aime dans les voyages, c'est l'étonnement du retour.
Ce que j'aime le plus en Norvège, c'est vous mesdames. De retour à la maison, je suis habituée aux femmes journalistes grasses et poilues.
Le retour à la bestialité est possible dans une société comme la nôtre. En raison de la désorganisation des mentalités, des crises d'hystéries généralisées, tout cela aggravé par les crises économiques.
La vie est un départ et la mort un retour.
Les voyages améliorent les sages et empirent les sots.
Le renouveau a toujours été d'abord un retour aux sources.
Celui qui commence une affaire sans jugement, ne doit pas être surpris si elle finit sans succès.
Je crois en revanche à un progrès de la légalité ; il est possible que l'appareil juridique soit de plus en plus efficace et diminue une part de l'injustice. Mais c'est un progrès qui sera long et qui me semble devoir toucher plutôt les mours que la nature humaine elle-même.
Tous les voyages aujourd'hui sont polémiques, et se déplacer c'est avant tout se démarquer.
Ce qui les inquiète toutes - à leur propre sujet - c'est la facilité avec laquelle je me console du départ de la précédente.
Certains attendent le Messie, mais ils ignorent que le Messie n'est pas un homme, mais un peuple. La vérité est dispersée dans beaucoup d'hommes, il faut la chercher parmi tous.
Un homme qui se hâte de s'enrichir, et qui porte envie aux autres, ne sait pas qu'il se trouvera surpris tout à coup de la pauvreté.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
Le messie a guéri des aveugles et des lépreux mais jamais des sots.
J'appelle raisonnable celui qui accorde sa raison particulière avec la raison universelle, de manière à n'être jamais trop surpris de ce qui arrive et à s'y accommoder tant bien que mal.
Les mouettes naissent des mouchoirs que l'on agite au départ du bateau.
J'ai toujours été surpris de voir à quel point les gens sont toujours flattés d'être invités à une première. L'idée ne les effleure jamais que c'est peut-être simplement pour être débarrassés d'eux dès le premier soir.
La guerre n'est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
Les échanges et les voyages à travers le monde nous donnent la responsabilité de conserver nos spécificités, et non de les détruire.
La naissance est le lieu de l'inégalité. L'égalité prend sa revanche en approche de la mort.
Le plaisir auquel on s'est livré sans défense et sans retour devient le plus inexorable des ennemis.
On a souffert. On s'est surpris à trop aimer. On a rendu, mais on ne sait à qui, les coups du sort. On a jeté parmi les linges sales un front très pur, et faisait-il partie d'un corps ?
Si je quitte cette Terre, je veux quitter cette Terre juste en sachant que j'ai essayé de donner quelque chose en retour et essayé de faire quelque chose de valable avec moi-même.
Les sociétés qui s'affolent deviennent des sociétés chirurgicales, y compris dans la volonté de retour à la guillotine.
Aux heures creuses de la journée, au retour du bureau, et souvent dans la solitude des dimanches soir, un détail me revient. De toute mon attention, j'essaye d'en rassembler d'autres et de les noter à la fin du cahier de [...] â–º Lire la suite
Pauvre Lorraine ! Patrie féconde dont nous venons d'entrevoir la force et la variété ! Mérite-t-elle qu'ils la quittent ainsi en bloc ? Comme elle sera vidée par leur départ ! Comme elle aurait droit que cette jeunesse s'épanouît en actes sur sa terre !
Il ne doit pas y avoir de départ en vacances. Il y aura des contrôles et des sanctions. La règle est là pour nous protéger tous ensemble.
Pourtant, les hypothèses intuitives sur le comportement ne sont que le point de départ de l'analyse systématique, car à elles seules, elles ne produisent pas beaucoup d'implications intéressantes.
Les voyages prouvent moins de curiosité pour les choses que l'on va voir que l'ennui de celles que l'on quitte.
Des opinions, oui ; des convictions, non. Tel est le point de départ de la fierté intellectuelle.
Ce qui reste de tous les voyages est le parfum d'une rose fanée...