Ce que j'aime dans les voyages, c'est l'étonnement du retour.
Les zoos sont simplement des lieux de promenade familiale où chacun se divertit en mangeant une glace devant le malheur d'animaux arrachés à leur destin.
La curiosité est probablement l'un des plus beaux mobiles lorsqu'il est convenablement servi.
Dans un art de vivre accompli où alternent, selon un ordre éprouvé, effort et repos, sérieux et jeu, travail et plaisir, la promenade a également sa place.
Les voyages les plus remarquables sont intérieurs, libérés du temps et de l'espace.
Elle s'est endormie un soir, croisant ses bras,Ses bras souples et blancs sur sa poitrine frêle,Et fermant pour toujours ses yeux clairs, déjà lasDe regarder ce monde, exil trop lourd pour Elle.
Si, en faisant une bonne action, nous ne recherchons pas la gloire de Dieu et le vrai bien de nos frères, mais nous attendons plutôt en retour un avantage personnel ou simplement des louanges, nous nous situons dès lors en dehors de l'esprit évangélique.
Si nous entretenons dans notre coeur la malice et la haine et que nous faisions semblant de ne pas vouloir la vengeance, celle-ci devra faire retour sur nous, et elle nous conduira à notre perte.
Les voyages nous ont beaucoup portés, les retours nous ont perdus parfois.
Si tu voyages dans la pirogue de quelqu'un, chantes sa chanson.
Malheureusement que l'temps nous abîme, rien n'vaut l'amitié qui créée l'indépendance de penser si c'n'est les voyages de dissidents quand l'soleil commence à manquer.
L'été : un éblouissement comme est la neige, Celle qui vient légère et ne dure pas, Et rien de nous n'en trouble la lumière D'eau qui s'est condensée puis s'évapore.
Ma chérie, tu es à la fois la femme dont je baise la bouche, la reine dont j'adore les pieds, l'ange dont je contemple les ailes ! Ma bien-aimée, ma bien-aimée, ton beau sourire n'est pour les autres hommes qu'un sourire, pour moi c'est un éblouissement : je t'aime.
Je veux savoir si le monde a un organisateur et comment c'est organisé. Il y a une vraie curiosité chez moi pour la manière dont tout ça fonctionne.
Le retour à la bestialité est possible dans une société comme la nôtre. En raison de la désorganisation des mentalités, des crises d'hystéries généralisées, tout cela aggravé par les crises économiques.
Baiser. Que de misères n'oublions-nous pas dans ces secondes de vertiges ! Et le châtiment, au sortit de ces enlacements, c'est le retour à la lucidité, le reflux du passé qui revient, de l'avenir qui se dessine.
En somme, les cartes routières et les cartes maritimes ne sont pas si différentes des cartes de crédit. Les premières guident les voyages dans l'espace, tandis que les secondes permettent le déplacement dans le temps.
Notre silence est comme un retour à l'origine des choses, à leur vérité.
La science restera toujours la satisfaction du plus haut désir de notre nature, la curiosité ; elle fournira à l'homme le seul moyen qu'il ait pour améliorer son sort.
Les sociétés qui s'affolent deviennent des sociétés chirurgicales, y compris dans la volonté de retour à la guillotine.
La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence.
La servitude. C'est ça le téléphone. Il sonne : tu accours. Ou bien tu n'accours pas, mais tu te ronges les sangs de regrets ou de curiosité insatisfaite.
Il faut avoir de la curiosité dans la vie. Dès que vous n'avez plus de curiosité, alors ne faites rien. Prenez votre retraite et restez chez vous.
Chez l'homme civilisé, la crainte de ses morts n'a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
On ne meurt pas tant qu'on bouge. Mais ceux qui n'ont jamais franchi la barrière de leur village attendent le retour du voyageur pour estimer si cela valait la peine de partir.
Un film n'est pas fait pour une promenade des yeux, mais pour y pénétrer, y être absorbé tout entier.
Tous les pays se ressemblent. Tous les amours sont une invitation au voyage. Ce sont les voyages seuls qui diffèrent.
Ce que j'aime le plus en Norvège, c'est vous mesdames. De retour à la maison, je suis habituée aux femmes journalistes grasses et poilues.
Les maladies sont les voyages du pauvre ; elles le transportent au-delà de lui-même.
Sans la curiosité de l'esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.
Tout éveil de l'esprit n'est qu'un retour à l'âge divin.