L'usage est le tyran des langues.
Les seules libertés auxquelles nous soyons sensibles sont celles qui viennent jeter autrui dans une servitude équivalente.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
Donne à la souris un fouet elle se prendra pour un tyran en son sein se bousculent un loup et une brebis
Parce que si vous avez vécu, comme moi, plusieurs années sous le totalitarisme nazi, puis 20 ans de totalitarisme communiste, vous réaliserez certainement à quel point la liberté est précieuse, et combien il est facile de perdre votre liberté.
Les langues ont toujours du venin à répandre.
Pour comprendre qu'être jaloux charnellement est une idiotie, il faut avoir été un libertin.
Et si l'on condamnait la Mort pour faux et usage de faux ?
C'est le fanatisme de la liberté, seul, qui peut avoir raison du fanatisme de la servitude et de la superstition.
La guerre est horrible, mais la servitude est pire.
Mais parlent-elles ? Ces cris, pleurs, chants, bavardages, langues étranges, disent très clairement l'impossibilité pour les femmes d'accéder à la seule parole reconnue, la parole politique. Et nous avons dit dès le début de ce livre à quel point la quasi-absence d'écrits de femmes oblitère tout essai de constituer une histoire des femmes antiques.
Ce ne sont pas les biens qui rendent l'homme riche, mais le bon usage qu'il en fait.
La cruauté est un geste de servitude : car elle atteste que la barbarie du régime oppresseur est encore présente en nous.
Les bras d'une femme ne doivent servir qu'à l'amour. Tout autre usage les avilit.
Les jaloux sont des incapables, c'est bien connu, et des peureux, par-dessus le marché.
L'habile homme est celui qui fait un grand usage de ce qu'il sait ; le capable peut, et l'habile exécute.
Je suis végétarien et anti-alcoolique : ainsi je peux faire un meilleur usage de mon cerveau.
Je ne suis pas contre Dieu, je suis contre le mauvais usage de dieu.
L'excès de liberté ne peut tourner qu'en excès de servitude pour un particulier aussi bien que pour un état.
La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement ignorés. On vit dans l'immédiat.
J'arrive une heure avant la messePour la joie de la voir passerEt pendant qu'elle est à confesseJe suis jaloux de son curéJe me lève et je m'agenouilleJe me sens comme crucifiéPar tous les regards qui me fouillentDes grenouilles de bénitier.
Tout usage finit par se changer en abus.
Les hommes du monde sont jaloux entre eux, à la manière des femmes.
Il est plus difficile de libérer une nation de la servitude que d'asservir une nation libre.
L'idéal change, la nature demeure ; et le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun.
On parle plusieurs langues mais on ne cause que dans la sienne.
Toute personne dans une situation d'autorité incontestée, libre de toute critique, court le danger de devenir un tyran !
Rien n'est plus rare qu'un tyran qui vieillit.
Il n'est pas de tyran au monde qui aime la vérité ; la vérité n'obéit pas.
N'est-il pas clair que les tyrans, pour s'affermir, se sont efforcés d'habituer le peuple, non seulement à l'obéissance et à la servitude mais encore à leur dévotion ?
Il arrive qu'en refermant un ouvrage on se sente jaloux de ses futurs lecteurs, pour la simple raison que cette expérience leur reste à découvrir.