L'usage est le tyran des langues.
La dictature du micro est aussi celle des idiots.
L'homme vraiment bon est seulement celui qui aurait pu être méchant et ne l'a pas été.
Je ferai taire les médisants en continuant de bien vivre ; voilà le meilleur usage que nous puissions faire de la médisance.
Ce que l'on aime avec violence finit toujours par vous tuer.
Celui qui ne connaît pas les langues étrangères ne connaît rien de sa propre langue.
La faiblesse personnelle est aussi dangereuse que la violence d'autrui.
Les enfants, c'est pas vraiment méchant ; ça peut mal faire ou faire mal de temps en temps ; ça peut cracher, ça peut mentir, ça peut voler ; au fond, ça peut faire tout ce qu'on leur apprend.
Quand on ne sait pas qui on est, on est ravi qu'une dictature vous prenne en charge.
Un peuple est pacifique aussi longtemps qu'il se croit assez riche et redouté pour installer sournoisement sa dictature économique.
La violence ou la guerre, entre deux hommes ou deux nations, apparaissent aussi comme une compensation aveugle et insensée à tout ce qui n'est pas vraiment achevé dans la nature humaine.
La guerre est une violence en action, et son usage n'est limité par rien ; chacun des adversaires impose à l'autre sa loi, d'où découle une interaction qui ne peut manquer, conformément à l'essence du sujet, de mener aux extrêmes.
Chaque usage a sa raison.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.
Vanity Fair est un endroit très vain, méchant et insensé, plein de toutes sortes de farces, de faussetés et de prétentions.
L'amour est un acte simple et primitif. C'est la lutte, c'est la haine. La violence y est nécessaire. L'amour par consentement mutuel n'est qu'une fastidieuse corvée.
Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise...
J'ai vu se dévoiler le visage hideux de cette ferveur athée, la terreur psychologique, l'absence de tout complexe avec laquelle on sacrifiait toute réflexion morale, comme un relent bourgeois, alors qu'il s'agissait d'objectif idéologique.
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Ce que vous obtenez avec la violence ne peut être maintenu qu'avec la violence.
L'année 1999, septième mois, viendra du ciel un grand Roi de la Terreur : pour faire revivre le grand Roi des Mongols, avant et après Mars pour régner par la chance.
Le méchant n'est qu'un enfant robuste.
Mes filles voulaient être des Avengers. Maintenant elle veulent travailler dans la santé parce que « ce sont les vrais héros ». Mouais, dans 20 ans, qui sera là pour vaincre le méchant CGI sur fond de musique épique ? Je ne suis pas censé dire ça mais les enfants sont stupides.
Tout pays qui accepte l'avortement n'enseigne pas son peuple à aimer, mais à utiliser la violence pour obtenir ce qu'il veut.
Pour contraindre les prostituées, on a toujours utilisé la violence la plus barbare. Mais pour convaincre l'opinion et les parlements, on utilise le langage.
Le pouvoir qui fonde un État, c'est la violence ; le pouvoir qui le maintient est la violence ; le pouvoir qui finit par le renverser est la violence.
La violence est un écosystème. Un équilibre à moitié clos, incertain, qui a besoin d'un oxygène particulier, et d'une spirale de conditions particulières.
Les langues peuvent-elles coexister, s'enrichir mutuellement ?
La violence se donne toujours pour une contre-violence, c'est-à-dire pour une riposte à la violence de l'autre.
La guerre est la terreur des mères.
Le pauvre est un être humain comme les autres qui, compte tenu des conditions de misère et de promiscuité dans lesquelles il est obligé de vivre, devient plus corrompu et plus méchant que les autres