Citation d'Adolf Hitler sur Chose, Monde et Réussite

Les blancs ont toutefois apporté quelque chose à ces peuples (colonisés), le pire qu'ils pussent leur apporter, les plaies du monde qui est le nôtre : le matérialisme, le fanatisme, l'alcoolisme et la syphilis. Pour le reste, ce que ces peuples possédaient en propre étant supérieur à ce que nous pouvions leur donner, ils sont demeurés eux-mêmes [...] Une seule réussite à l'actif des colonisateurs : ils ont partout suscité la haine. Cette haine qui pousse tous ces peuples, réveillés par nous de leur sommeil, à nous chasser. Il semble même qu'ils ne se soient réveillés que pour cela !

Adolf Hitler
Chancelier, Criminel de guerre, Homme d'état, Homme politique, Nazi (1889 - 1945)

Explications

Sens de la citation

Cette citation exprime une critique radicale et totale de la colonisation occidentale. Elle affirme que l'apport des "blancs" aux "peuples colonisés" n'a été qu'un ensemble de maux, les "plaies du monde" occidental : le matérialisme (la recherche excessive de biens et de richesse), le fanatisme (une ferveur aveugle et déraisonnée), l'alcoolisme, et la syphilis (une maladie sexuellement transmissible). L'auteur suggère que les cultures colonisées étaient intrinsèquement supérieures à ce que les colons pouvaient offrir. L'unique "réussite" des colonisateurs est d'avoir engendré une haine profonde et généralisée qui conduit ces peuples à chercher à les expulser, leur "réveil" n'ayant eu que cet unique but.

Interprétations possibles

  • Une critique de la civilisation occidentale : La citation peut être lue comme une dénonciation des défauts intrinsèques de la civilisation européenne au moment de la colonisation. Elle oppose une vision idéalisée des peuples colonisés (non matérialistes, non fanatiques, etc.) aux vices de l'Occident.
  • Le rôle destructeur de la colonisation : On peut y voir l'idée que l'acte de coloniser est fondamentalement un acte de destruction culturelle et morale, qui introduit des fléaux physiques (maladies, alcoolisme) et spirituels (matérialisme, fanatisme).
  • L'inéluctabilité de la décolonisation : L'idée que la haine est le seul et unique produit de la colonisation implique que le rejet violent des colons est une conséquence naturelle et justifiée de l'oppression subie, prédisant ou justifiant les mouvements d'indépendance.

Application dans la vie quotidienne

Bien que traitant de l'histoire coloniale, les thèmes abordés peuvent être appliqués à des situations contemporaines :

  • Réflexion sur l'impact culturel : Interrogez-vous sur l'impact de l'introduction de valeurs ou de modes de vie étrangers (ex: l'hyperconsommation, les réseaux sociaux) dans votre propre culture ou celle des autres. Y a-t-il des "fléaux" modernes que nous exportons ?
  • Critique du matérialisme : Le rejet du matérialisme est un appel à valoriser ce qui est jugé "supérieur" (la spiritualité, la communauté, l'authenticité culturelle) par rapport à la simple accumulation de biens.
  • Causes et conséquences de la haine : La citation rappelle que l'oppression et l'irrespect peuvent engendrer une réaction violente et durable. Cela invite à considérer comment des relations d'inégalité (même dans un cadre personnel ou professionnel) peuvent mener à l'hostilité et au rejet.

Critiques ou limites

  • Vision simpliste des cultures colonisées : La citation idéalise excessivement les peuples colonisés en les présentant comme une entité uniforme, intrinsèquement "supérieure" et exempte de défauts, ce qui est une forme de "bon sauvage" qui ignore la complexité et les problèmes internes de toute société.
  • Oubli des "apports" factuels : Elle passe sous silence des éléments factuels introduits par la colonisation (infrastructures, éducation moderne, médecine occidentale, concepts politiques modernes, etc.), même si ces derniers étaient souvent au service du colonisateur.
  • Attribution erronée : Comme mentionné, sa plus grande limite est son attribution à Adolf Hitler. Le régime nazi n'avait pas une vision anti-impérialiste ou une valorisation des cultures extra-européennes ; il s'agit d'une contradiction historique et idéologique majeure.

Morale ou résumé à retenir

La leçon principale à retenir de ce texte est que la colonisation est un processus fondamentalement destructeur qui, même avec d'éventuels avantages collatéraux, est perçu avant tout comme l'importation des vices et des maux d'une civilisation jugée décadente. Surtout, la relation d'oppression qu'elle instaure ne peut aboutir qu'à un seul résultat : l'éveil et la mobilisation des peuples colonisés dans le but unique de chasser l'oppresseur.

Analyse du vocabulaire et du style

Le style est polémique et emphatique :

  • Vocabulaire fort : Utilisation de termes accusateurs et extrêmes comme "le pire", "plaies du monde", "matérialisme, le fanatisme, l'alcoolisme et la syphilis" (une liste de fléaux moraux et physiques).
  • Opposition binaire : Le texte construit une opposition nette entre les peuples colonisés (possédant un "propre supérieur") et les colons ("blancs" apportant le mal).
  • Ironie acerbe : L'expression "Une seule réussite à l'actif des colonisateurs : ils ont partout suscité la haine" utilise l'ironie pour transformer ce qui devrait être un échec en une "réussite" sarcastique, soulignant le caractère contre-productif et auto-destructeur de la colonisation.
  • Finalité unique : La formule "il semble même qu'ils ne se soient réveillés que pour cela !" est une hyperbole qui dramatise l'objectif de la décolonisation.

Lien avec d’autres pensées

Cette pensée est étroitement liée aux idées développées par les intellectuels et les mouvements anti-coloniaux des années 1950 et 1960. Elle fait écho à :

  • Frantz Fanon : Son œuvre, notamment Les Damnés de la terre, théorise la violence de la colonisation et la nécessité d'une contre-violence pour la libération, rejoignant l'idée que la haine est une conséquence inévitable.
  • Aimé Césaire : Dans Discours sur le colonialisme, il dénonce la "choseification" du colonisé et affirme que la colonisation est une entreprise qui "décivilise le colonisateur", rejoignant l'idée que l'Occident apporte ses propres maux.
  • Jean-Jacques Rousseau : L'idée que les peuples non-occidentaux sont meilleurs que les Occidentaux résonne avec le mythe du "bon sauvage", développé par Rousseau au XVIIIe siècle.

Origine de la citation

L'origine de cette citation est très incertaine. Elle est souvent citée dans des recueils ou sur internet sous l'attribution d'Adolf Hitler, mais aucune source historique fiable, aucun discours, écrit ou document nazi authentique ne confirme que ces propos sont de lui. Il est probable qu'il s'agisse d'une contrefaçon. Cette attribution est d'autant plus suspecte qu'elle contredit l'idéologie nazie sur la supériorité raciale et la nécessité de l'expansionnisme territorial.

Auteur de la citation

La citation est attribuée à Adolf Hitler (1889-1945), le chef du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) et dictateur de l'Allemagne de 1933 à 1945. Cependant, comme expliqué, cette attribution est fortement remise en question par les historiens. Il est possible que ces mots soient en réalité issus d'un auteur anti-colonialiste qui aurait été cyniquement réattribué à Hitler pour créer un choc rhétorique ou servir un agenda spécifique.

Contexte historique ou culturel

Le contexte historique apparent de cette citation est la période de la décolonisation, qui a eu lieu principalement après la Seconde Guerre mondiale (années 1945-1960). C'est à ce moment que la critique de l'impérialisme et du colonialisme est devenue un discours dominant, menant à l'indépendance de nombreux pays d'Afrique et d'Asie. Les thèmes de la supériorité culturelle des peuples indigènes et de l'exportation des vices occidentaux étaient au cœur des argumentaires des leaders et intellectuels anti-coloniaux. L'utilisation du mot "syphilis" est aussi un écho à la réalité des maladies introduites et propagées lors des contacts coloniaux, et "l'alcoolisme" au rôle de l'alcool dans la domination de certains peuples.

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