Je serai bientôt entre tes bras, où je te renouvellerai les serments que je t'ai faits de passer ma vie à t'adorer. Oui, mon amour, on ne saurait t'aimer plus tendrement que moi. Mon amour pour toi est porté à un point qui ne se peut exprimer; ma vie y est attachée, je suis perdu sans toi, je t'aime.
Cette citation est une déclaration d'amour d'une intensité et d'une ferveur extrêmes. Elle exprime le désir ardent de l'auteur de retrouver l'être aimé, non seulement pour le revoir, mais pour lui réitérer son engagement de vie. L'amour est présenté comme une force vitale, le fondement même de son existence. C'est une promesse solennelle et passionnée d'une dévotion éternelle et absolue.
La morale à retenir est la force et la nécessité de l'engagement dans l'amour. Bien que le langage soit enflammé, le message essentiel est que l'amour véritable exige de la dévotion, le désir de passer sa vie entière avec l'être aimé, et la volonté de réaffirmer constamment cet engagement. C'est un hymne à la passion qui est le moteur de la vie.
Cette pensée résonne avec la tradition des lettres d'amour romantiques, où l'amour est décrit comme une force qui transcende la raison et le réel. Elle se rapproche des thèmes développés par les poètes et écrivains des Lumières et du pré-romantisme (XVIIIe siècle), où le sentiment et la passion commençaient à prendre une place prépondérante sur la simple raison, à l'image des œuvres de Jean-Jacques Rousseau où l'émotion est magnifiée.
Cette citation est extraite d'une lettre personnelle. Le ton et le contexte indiquent fortement qu'il s'agit d'une correspondance intime et amoureuse, et non d'un extrait de ses écrits philosophiques ou juridiques. Malheureusement, l'interlocuteur et la date exacte de cette lettre ne sont pas facilement identifiables sans une recherche approfondie dans la correspondance complète de l'auteur.
L'auteur est Joseph Michel Antoine Servan (1737-1807).
Joseph Michel Antoine Servan a vécu pendant le Siècle des Lumières (XVIIIe siècle) et la période de la Révolution française. Alors que son œuvre publique se concentrait sur la raison, la justice et la philosophie, cette lettre s'inscrit dans le contexte de l'émergence du sentimentalisme et des prémices du Romantisme. À cette époque, l'expression des sentiments personnels, de la passion et de l'intimité gagne en importance dans la littérature et la correspondance, marquant un tournant vers une valorisation de l'individu et de ses émotions les plus profondes, par contraste avec le classicisme plus retenu des siècles précédents.
Quand on aime,
On oublie la notion du temps
Dessinant les visages dans nos âmes
Pour un amour long.
On échange nos sentiments
Et on commence à se connaître au fond.
On colore le silence de nos rêves,
En les partage avec un sourire.
On dort sur les [...] â–º Lire la suite