Où est le bien ? Dans la volonté. Où est le mal ? Dans la volonté. Et ce qui n'est ni bien ni mal ? Dans ce qui ne dépend pas de la volonté.
On pourrait vouloir préciser ce qu'est la liberté. Il suffit de dire qu'elle est la seule preuve de la vie.
Le mal seul fait remarquer et apprendre et permet de décomposer les mécanismes que sans cela on ne connaîtrait pas.
Le mal est une fiction qui fait mal, on n'y peut rien.
Le mal existe dans la pensée des êtres qui le désirent ou l'imaginent.
La justice n'est jamais si mal servie que lorsqu'elle est déposée entre les mains de qui n'a rien d'autre pour lui que le droit.
Une partie de l'art de vivre dépend de notre capacité à combattre notre impuissance.
La mode vieillit mal et les snobs ont souvent été les gardiens fanatiques de bons goûts qui n'avaient aucun avenir.
Le seul vrai Mal est de connaître le Bien... et de l'ignorer.
Je ne dirais jamais de mal de la littérature. Aimer lire est une passion, un espoir de vivre davantage, autrement, mais davantage que prévu.
Le talent arrive tant bien que mal aux conclusions alors que le génie fait des sauts de géant.
Le mal est facile, le bien demande beaucoup d'efforts.
Cette chose est absurde et magnifique, entre haut mal et bien suprême, qu'on nomme si légèrement l'amour.
Le racisme, la haine, le ressentiment, « le désir légitime de vengeance » ne peuvent alimenter une guerre de libération. Ces éclairs dans la conscience qui jettent le corps dans des chemins tumultueux, qui le lancent dans un onirisme quasi [...] â–º Lire la suite
L'adultère ne consiste, au fond, qu'en la violation d'un serment. Il impose l'intermittence qui avive le désir ; il offre l'émotion de la clandestinité...
Aujourd'hui que les jours te font loin de mes mains, je pense à ces caresses qui me sont restées, à ces phrases de presque rien qui t'auraient amusée, à des histoires drôles - j'ai mal de ton rire lointain qui n'a pas résonné.
La véritable charité est bienveillante, patiente, ne s'irrite pas, excuse tout, croit tout, supporte tout, ne soupçonne pas le mal !
Un caractère fort qui s'abaisse va toujours plus loin dans le zèle qu'un faible qui n'a pas à battre monnaie de son abnégation.
Le désir de paraître habile empêche souvent de le devenir.
Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant.
Des amants se trouvent à la condition de se déchirer. L'un et l'autre ont soif de souffrir. Le désir doit en eux désirer l'impossible, sinon, le désir s'assouvirait, le désir mourrait.
Tout dépend du hasard, et la vie est un jeu.
Que c'est bon d'être aussi con que les Parisiens ! De se foutre en rogne pour un Vélib' foireux, une place de livraison occupée, un PV injuste, un restau bondé, un téléphone déchargé ou un horaire de brocante mal indiqué.
En ne cessant de souligner les défauts des autres, les humains ne se rendent pas compte qu'ils entrent en contact avec leurs défauts et se font donc du mal à eux-mêmes.
A force de vouloir rechercher les origines, on devient écrevisse. L'historien voit en arrière ; il finit par croire en arrière.
L'attraction est parfois au-delà de notre volonté ou de nos idées.
L'art dramatique n'est pas un problème de mémoire. Comme disait Sarah Bernard, le théâtre, ce n'est rien du tout : tu me parles et je te réponds. Et c'est vrai ! Cela vient tout seul. Si une scène est difficile à apprendre, c'est qu'elle est mal écrite.
Quand une amitié est bafouée, rien ne peut la reconstituer. Tandis que les blessures d'amour - de désir - de la sexualité peuvent se cicatriser. Celles de l'amitié sont éternelles, définitives.
On a du mal à imaginer que ceux qui ne sont pas encore au monde ont une existence terrestre. Alors pourquoi ceux qui quittent la vie en auraient-ils une ?
Il y a dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade ; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre.
Malheureusement, l'idéal de gloire et de patriotisme des polonaises, souvent réveillé par les velléités héroïques qui les entourent, est plus souvent encore déçu par la légèreté de caractère des hommes que l'oppression et l'astuce du conquérant démoralisent et corrompent systématiquement, sauf à écraser quiconque leur résiste.