Religions et dieux ne vont pas forcément ensemble. Les bouddhistes ne croient pas nécessairement à un être suprême ; on peut avoir une religion indépendante de tout dieu.
L'islam médiéval fut une religion d'une tolérance remarquable pour son temps, permettant au Juifs et aux Chrétiens le droit de pratiquer leur culte, un exemple qui ne fut, malheureusement, pas suivi en Occident durant des siècles.
La violence, inhérente à une religion ? Il faut distinguer les adhérents à une religion qui ont pu se laisser aller à des violences.
Les trop grandes pompes d'une religion servent à l'éteindre.
Une religion doit être embrassée par conviction et non par force, car les offrandes de la divinité exigent le consentement du coeur.
La poésie est une religion sans espoir.
Toute chose, pour être vraie, doit devenir une religion.
Une religion, ça ne s'impose pas. Il ne faut pas mettre l'Histoire au service d'un cérémonial.
L'amitié est une religion sans dieu ni jugement dernier.
Le christianisme n'est pas une religion du sacré, mais de la sainteté.
L'amitié est une religion. Fidèle ou occasionnelle, elle est la source des plus grandes joies. Silencieuse ou démonstrative, elle ne supporte aucun manquement et se retrouve parfois la cible de trahisons et de blessures jamais apaisées.
Une religion est aussi vraie qu'une autre.
L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la haine et la guerre sont proscrits, où le silence est possible.
Une religion qui serait à la mesure de notre compréhension ne saurait suffire à nos besoins.
L'amitié est une religion sans diable.
Les hérésies sont souvent les formes vivantes d'une religion.
Reste à se demander si l'on peut attribuer des actes de violence au fondateur d'une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement.
Notre idée d'une religion est calquée, sur celle que nous nous faisons du christianisme.
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
Je me demandais ce qui, plus tard, nous serait commun. Déjà, nous n'avions ni le même physique, ni la même histoire. Lorsqu'il pourra choisir, pourquoi pencherait-il pour une nationalité mineure, une religion vaincue et des moeurs attardées ? Peut-être ne se souviendra-t-il que de sa mère et cherchera-t-il à m'oublier comme une tare familiale !
J'étais un jeune homme avec des idées mal informées. J'ai jeté des questions, des suggestions, me demandant tout le temps; et à mon grand étonnement, les idées ont pris comme une traînée de poudre. Les gens en ont fait une religion.
Lorsque l'incrédulité devient une foi, elle est moins raisonnable qu'une religion.
La volupté, voulant une religion, inventa l'amour.