Les pensées de Dieu sont des fêtes oubliées.
Les cambrioleurs sont des gens qui ont le droit de vivre de leur profession autant que les autres citoyens.
Philosophe, tout homme l'est. Mais la plupart des humains sont des hommes collectifs, qui abdiquent en autrui la responsabilité de leur être.
Beaucoup de filles sont des fées qui s'ignorent; elles ne savent pas qu'elles sont magiques.
Les cocus sont des hommes de goût puisque leur femme plaît aux autres.
Certains êtres balancent entre le besoin de servir et le besoin de persécuter. Il leur faut haïr comme il leur faut aimer. Ce sont des coeurs à deux compartiments, des coeurs doubles.
Ceux qui arrivent juste à l'heure, sont des gens qui marchent à la sonnerie.
Pourquoi mépriser les prostituées ? Ce sont des femmes qui gagnent à être connues.
Tous les enfants, vous le savez, sont des navires qu'un proverbe pareil aux brises les plus douces conduit, syllabe après syllabe, au continent où les pingouins dorés racontent des poèmes.
Les sadiens sont des enfants qui jouent avec le feu.
On sent que les loups ce sont des bêtes avec lesquelles on peut s'entendre, sinon avec des paroles en tout cas avec des coups de fusil.
Les individus sont des énigmes décourageantes, leurs réactions sont imprévisibles. Malgré l'existence en commun, les êtres sont éternellement seuls et séparés.
Les prolétaires sont des candidats bourgeois qui se gorgent de vaudeville.
Les parapluies sont des veufs qui portent le deuil des ombrelles disparues.
Les idées sont des fonds qui ne portent intérêt qu'entre les mains du talent.
Les pires histoires sont des histoires de famille.
Il y aura toujours des pigeons dans les livres et dans les musées, mais ce sont des effigies, des images, mortes à toute épreuve et à tout plaisir.
Les prétentions sont des lettres de change tirées sur l'amour-propre du voisin qui les renvoie toujours protestées.
Les mensonges sont des petits voyages dans l'au-delà de l'amour.
Les amis ne sont pas des égaux qui ont un comportement réciproque égalitaire comme des moines. Ce sont des égaux qui ont un comportement réciproque personnalisé.
Les enfants sont des énigmes lumineuses.
Les savants sont des êtres humains. C'est une vérité qu'on oublie souvent, mais qu'on peut vérifier par l'expérience.
Les pédiatres sont des hommes peu patients et puérils.
Les hommes sont des anges stagiaires.
Ce sont des hommes publics : ils sont sortis de l'ombre pour entrer dans la boue.
Les arbres sont des vestiges d'une autre époque, des taches sur l'uniforme cendreux du ciment.
Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple.
Tous les gens d'esprit ne sont pas des humoristes mais tous les humoristes sont des gens d'esprit.
Les livres sont des maisons de poupées. La nuit, une minuscule ampoule fait briller leurs fenêtres de papier.
La peur est l'âme de l'avarice; les provisions et trésors sont des précautions, l'ordre est un moyen d'en faire revue; et la crainte du prodigue y est peut-être plus naturelle que la crainte des voleurs.
Les débuts sont des moments délicats.
L'esprit d'entreprise et le courage sont des choses purement subjectives qui ne peuvent pas être imposées.
Toute vie n'est qu'acide nucléique. Le reste, ce sont des commentaires.
Ni l'échec ni le succès ne sont des compagnons fidèles et c'est pour cela qu'il ne faut ni redouter l'un, ni te satisfaire de l'autre.
Les regrets sont des échelles de graduations des erreurs.
Les gouvernements non seulement ne sont pas nécessaires, mais sont des institutions nuisibles et hautement immorales.
Les génies sont des enfants, ils ne savent pas ce qu'ils font ; cette inconscience est bien heureuse, car leurs disciples, savent très exactement ce que voulaient dire leurs maîtres.
Les liaisons ennuyeuses ou tragiques sont des erreurs de peau, de squelette, de parfum, de voix.
C'est fou le nombre de perroquets du rire qui s'épanouissent sur les écrans de télévision. Inconscients ou pas, ils sombrent tous dans le pastiche ou le plagiat. Ce ne sont plus des clowns, ce sont des clones.
Ce sont des parents. Ils sont tous fous.
Je n'aime pas perpétuer le stéréotype selon lequel les hommes noirs sont des trafiquants de drogue et des criminels.
Les filles sont des roses, les garçons des papillons et les parents les épines qui empêchent les papillons de se poser sur les roses.
Nos moments de lumière sont des moments de bonheur ; quand il fait clair dans notre esprit, il y fait beau.
Les fonctionnaires du fisc sont des personnes qui croient précisément le double de ce qu'on leur dit.
J'aime ceux qui sont dans les marges. Pas forcément parce qu'ils sont dans les marges, mais surtout parce que ceux qui les y ont mis sont des cons.
La meilleure façon de freiner la propagation du virus (Coronavirus), ce sont des gestes simples.
Même les chutes sont des hauts faits pour les grands.
Les décorations sont des lettres de change tirées sur l'opinion publique.
Mes anciens fiancés sont des types bien, pas mesquins, jamais radins, encore moins calculateurs. Avec eux, j'ai des liens à vie.
Les enfants sont des soucis certains et des réconforts incertains.