L'imagination, c'est l'art de donner vie à ce qui n'existe pas, de persuader les autres d'accepter un monde qui n'est pas vraiment là.
Le chagrin est égoïste, et ne peut recevoir de remède de ce qui ne le touche pas.
Passer sa vie à se juger soi-même, c'est très amusant et, au fond, ce n'est pas bien malin.
On ne connaît pas son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit.
L'enfant qui décide de ne pas laisser dormir sa mère, comment arrivera-t-il à dormir, lui aussi ?
Le bonheur ne tombe pas à l'improviste et les rêves ne se réaliseront pas d'eux-mêmes. Nous devons être terre-à-terre et travailler dur. Nous devrions défendre l'idée que travailler dur est la vertu la plus honorable, la plus noble, la plus grande et la plus belle.
On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.
Encore un réveil difficile. Pendant dix minutes, je maudis toutes ces nuits blanches, ces verres superflus, ces cigarettes dont je n'avais pas envie, ces lignes de coke qui n'ont servi à rien, et je prend la résolution de ne plus [...] ► Lire la suite
On ne fait pas ce qu'on veut et cependant on est responsable de ce qu'on est.
Pessimiste : femme qui pense qu'elle ne pourra pas garer sa voiture entre deux autres dans un espace visiblement trop étroit. Optimiste : l'homme qui pense qu'elle n'essayera pas.
Aimer, ce n'est pas seulement "aimer bien" ; c'est surtout comprendre.
On a beau méditer, le souvenir d'un ami fait pousser parfois dans le coeur le plus serein un brin de nostalgie. C'est une herbe qu'on ne doit pas cultiver en trop grand quantité car elle rend l'âme triste.
Nous possédons la liberté de l'âme. Nous ne jouissons pas de la liberté de la chair ; et c'est le corps que partout il faut suivre.
L'être humain se recrée sans cesse. Celui qui part ne revient jamais. Celui qui reste ne demeure pas.
Il n'y a pas d'innovation sans désobéissance.
C'est la LUCIDITE, la fautive, elle met les poètes en lambeaux, elle qui vous apprend un jour que le père Noël n'existe pas. Elle qui vous bouffe l'enfance.
Ne vous imaginez pas que l'Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.
Trouver son propre style n'est pas facile, mais une fois trouvé, il apporte un bonheur complet. Cela vous donne confiance en vous, toujours.
Je veux bien éplucher le lapin, mais pas les carottes !
On n'est pas maître de soi-même, amoureux comme je suis de toi.
Quand je mourrai, je ne veux pas laisser de restes. Je voudrais disparaître. Les gens ne diraient pas "il est mort aujourd'hui", ils diraient "il a disparu".
Vous ne pouvez pas savoir ce qu'on peut se salir pendant une cuite. Même une petite cuite de quelques heures.
Qui a peur des étincelles ne devient pas forgeron.
Idées de suicide : c'est gentil comme tout ces petites bêtes-là, et si faciles à nourrir. Elles mangent tout : des chagrins, des dents arrachées, des blessures d'amour-propre ou non, des déficiences sexuelles, des larmes pas pleurées...
Le bonheur, la possession de la beauté, ne sont pas des choses inaccessibles et nous avons fait Ïuvre inutile en y renonçant à jamais.
Si les gens n'abusaient pas de leur pouvoir, il n'y aurait pas de guerre, de crime, d'enfant violenté... et on ne traiterait pas si mal sa secrétaire.
On ne gagne pas beaucoup à courir le monde.
On n'a pas grand mérite à prendre patience quand on est incapable d'un mouvement de colère...
Celui qui poursuit un rêve n'en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver.
Laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête ; j'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette.
L'année sabbatique, au détour de chaque décennie, devrait être obligatoire régulièrement inscrite dans la loi nouvelle. Ainsi, on ne travaillerait pas pour vivre mais pour exister.
A mon avis, c'est ca qui déglingue les gens, de ne pas changer de vie assez souvent.
Sois heureux dans le moment, ça suffit. Chaque moment est tout ce dont nous avons besoin, pas plus.
Une discussion est impossible avec quelqu'un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà la posséder.
Il n'y a pas de fin à la pureté et pas de commencement à l'impureté.
Il y a dans la peinture quelque chose de plus, qui ne s'explique pas, qui est essentiel.
Le plus grand danger pour la plupart d'entre nous n'est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, mais qu'il soit trop bas et que nous l'atteignons.
Quelquefois l'échec est nécessaire à l'artiste. Cela lui rappelle que l'échec n'est pas un désastre définitif. Et cela le libère de la tapageuse contrainte du perfectionnisme.
Ce n'est pas la peur d'entreprendre, c'est la peur de réussir, qui explique plus d'un échec.
L'Europe ne peut être tranquille tant que la France n'est pas contente.
Oh ! Dieu, ne me soumets pas à la tentation. Je trouverai le chemin tout seul.
Vos enfants n'attendent pas de vous que vous soyez parfait. Ils ont simplement besoin que vous croyiez en eux.
Au mois d'avril, ne te dévêts pas d'un fil ; au mois de mai, fais ce qu'il te plaît, et encore je ne sais ; au mois de juin, enlève tes vêtements.
Je ne suis pas Dieu, mais si j'étais Dieu, ¾ d'entre vous seraient des filles, et le reste serait de la pizza et de la bière.
Tu es partis en me laissant seule, ne comprenant pas que j'avais besoin de toi.
- De qui te sens-tu le plus proche ? D'un Dieu qui éprouve rien ou d'un Dieu qui souffre ? - Celui qui souffre évidemment... Mais moi si j'étais Dieu j'éviterai de souffrir... - Personne ne peut éviter de souffrir, ni Dieu, [...] ► Lire la suite
On dit que la joie n'est pas de recevoir, mais de donner... Alors quand il n'y a plus de joie, quand donner devient un fardeau, on arrête tout... Mais quand on est comme la plupart des gens que je connais, on donne jusqu'à en avoir mal... On donne, on donne et on donne...
Je ne vois pas pourquoi tout ce tapage, il n'a pas l'air plus grand que le Mauretania !
Je ne connais pas d'autres marques de supériorité que la bonté.
Ce n'est pas parce qu'il y a un trou qu'il y a un écureuil dedans.