Dieu , dont on croit parfois entrevoir le fantôme, Dépense à chaque instant l'infini pour l'atôme.
On croit les choses parce qu'on a été conditionné à les croire.
On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter.
Le retournement le plus radical, le plus fou, le plus extravagant, qui va le plus contre tout ce que l'on croit savoir de la vie en société, de la vie humaine, quoi qu'on fasse et deux mille ans après, c'est toujours le christianisme.
La vérité, c'est ce qu'on croit.
La véritable modestie consiste toujours à ne jamais se prendre pour moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit.
L'on croit s'assembler au spectacle, et c'est là que chacun s'isole ; c'est là qu'on va oublier ses amis, ses voisins, ses proches, pour s'intéresser à des faibles.
Si nous sommes livrés à nos propres forces, il y a toutes les raisons d'être pessimiste. Mais si on croit à des forces supérieures à l'homme, alors on peut être optimiste.
On croit que si rien ne se passe, on disparaît. Ce n'est pas vrai.
En Inde, on croit que toutes les créatures ont un but.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
L'étonnant, avec la jeunesse, c'est qu'on croit dix fois qu'elle est achevée. Et dix fois on découvre qu'il nous en restait une parcelle, une bribe oubliée dont on ne profitait plus vraiment, mais encore suffisamment vivace pour que nous souffrions de la sentir se détacher.
Autrefois, dans l'Occident chrétien, on pensait que les femmes devaient avoir le plus d'enfants et le moins d'orgasmes possibles. Aujourd'hui, on croit le contraire.
Chaque fois qu'on croit être enfin arrivé à joindre les deux bouts, un mauvais plaisant déplace l'un des bouts.
On peut tout. On peut tout ce qu'on croit.
On guérit par ce en quoi on croit.
On croit pardonner, et ce n'est que faiblesse.
On croit que c'est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie.
Il n'est pas encore bien prouvé si le bonheur se compose des biens qu'on a ou de ceux qu'on croit avoir.
On ne se méfie jamais assez des contre-emplois qu'on croit jouer: ils deviennent un jour notre seconde nature, et la première n'existe plus.
Il définissait la philosophie comme l'art de trouver une mauvaise raison à ce que l'on croit d'instinct.
On est ainsi que, amoureux fou, on croit invariablement pouvoir changer celui ou celle qu'on aime.
On croit en Dieu parce qu'on a été conditionné à croire en Dieu.
Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
Si l'amour c'est sentir son coeur palpiter seulement lorsqu'on croit qu'on va perdre son amour, alors cela ne me suffit pas.
Celui qui croit qu'Aristote était un dieu, doit aussi croire qu'il ne s'est jamais trompé. Mais si l'on croit qu'Aristote était un homme, alors sans doute il était sujet à l'erreur tout comme nous.
On croit aisément ce que l'on désire.
On ne peut s'intéresser qu'à ce qu'on croit vrai.
On croit agir, on est entraîné.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
On répète plutôt des choses entendues la veille et qu'on croit drôles, originales. On s'affirme, on essaye, à la gueulante en groupe, on gesticule désordonné. C'est pas tellement plus facile d'être jeune que vieux.
Il faut rechercher la décision seulement si l'on croit que l'acte destructeur a eu un effet suffisant.
On croit agir, et l'on est entraîné.
Il me paraît normal que les avant-gardes littéraires apparaissent à des époques où l'on croit plus globalement au progrès.
On croit que c'est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non.
On croit qu'une vie, c'est sérieux. Une vie, ce n'est que ceci : six lettres, quatre factures et un extrait de compte.
Moins on croit en Dieu, plus on comprend que d'autres y croient.