En science et surtout en politique, les idées, souvent plus têtues que les faits, résistent au déferlement des données et des preuves.
Les faits n'ont aucun sens pendant qu'ils se font, ils en prennent un avec le temps, quand on les oppose à d'autres faits.
Presque tous les faits historiques sont en réalité à base d'effets hystériques.
Les mots et les faits s'oublient ; ce sont les impressions qui restent.
La première règle et la plus fondamentale est de considérer les faits sociaux comme des choses.
Il y a quelque chose de grisant à asséner les faits bruts et à observer sur le visage de l'autre les transformations qu'ils opèrent.
Les idées, ce n'et rien : tout le monde en a ; ce qu'il faut, c'est les faire passer dans les faits.
En histoire comme en physique, ne prononçons que d'après les faits.
Pour surmonter les interdictions, on a dû inventer des mots « masques », cacher les faits derrière des euphémismes.
Une chose est sûre, autrefois les faits divers étaient plus amusants, plus délirants. L'ADN est une invention formidable pour les enquêteurs mais un frein pour les dérives criminelles.
Un journaliste, c'est quelqu'un qui relate les évènements au jour le jour. Payé pour astiquer l'information plutôt que pour interroger les faits.
Les faits n'appartiennent tous qu'au problème, non à sa solution.
Rien n'est aussi trompeur que les faits, si ce n'est les chiffres.
Celui qui fait un système ne veut pas changer sa théorie. Il aime mieux modifier les faits.
On confond aujourd'hui le fait et le droit. Les faits deviennent normatifs. Si tout fait de culture est justifié par le simple fait qu'il existe, on pourrait dire alors que le crime et le viol sont justifiés puisqu'ils existent.
Plus les faits sont vrais, meilleure est la fiction.
Le marxisme et le libéralisme classique sont des théories insuffisantes, parce qu'ils simplifient trop les faits et plus encore parce qu'ils méconnaissent la réalité humaine.
Les faits et la vérité n'ont vraiment pas grand-chose à voir les uns avec les autres.
En histoire, même les faits non accomplis comptent.
Tolstoï explique quelque part dans ses écrits pourquoi, selon lui, «la science pour la science» est une conception absurde. Nous ne pouvons pas connaître tous les faits, car ils sont pratiquement infinis en nombre. Nous devons faire une sélection. Ne vaut-il pas mieux être guidé par l'utilité, par nos nécessités pratiques et surtout morales ?
Les gens qui font des documentaires doivent être fidèles aux faits. Mais quand vous faites un drame, une fiction basée sur la vie, tout ce à quoi vous devez être fidèle, c'est l'esprit des faits, ce que je pense être [...] ► Lire la suite
Dès mon plus jeune âge, j'ai eu le plus fort désir de comprendre ou d'expliquer ce que j'ai observé.... Pour regrouper tous les faits en vertu de certaines lois générales.
La satisfaction vient dans les faits, pas dans les résultats.
Je lui demande de bien réfléchir à sa décision, de bien considérer les faits, de prendre en compte l'intérêt général du pays, la faiblesse inédite et historique qui est la sienne au regard des Français, d'affronter sa conscience et sa responsabilité et de prendre la bonne décision.
Les paroles sont femelles, et les faits mâles.
Les poètes ne sont pas intéressés par les faits, mais seulement par la vérité. Leur vérité est si inébranlable que même ceux qui haïssent les poètes par simple instinct naturel sont exaltés tout autant que terrifiés par eux.
J'ai été traversé par mai 68. Après, j'ai été tenté par le marxisme. Mais quand j'ai vu l'horreur, les dissidents russes et les goulags, j'ai réalisé que c'est bien sur le papier, mais dans les faits, c'est une horreur à l'égal du nazisme.
Les faits sont inexorables, ils ne connaissent point la pitié.
Tout arrive par les idées, elles produisent les faits, qui ne leur servent que d'enveloppe.
Seuls les faits sont voulus dans la vie. Ne plantez rien d'autre et déracinez tout le reste.