Beau comme un lys, et non seulement l'orgueil de la vie, mais le désir de ses yeux.
Le désir c'est la distance à parcourir entre la soif et la fontaine qui recule au fur et à mesure qu'on avance vers elle.
Un jour vient où vous manque une seule chose et ce n'est pas l'objet de votre désir, c'est le désir.
Le désir n'a jamais fait la preuve de l'existence de l'objet du désir.
Les robes des femmes, de tout âge et de tout pays, sont une simple variante de l'éternel lutte entre le désir reconnu de s'habiller et le désir caché de se déshabiller.
Ceux qui répriment leur désir, sont ceux dont le désir est faible assez pour être réprimé.
C'est dans l'écroulement général de la question - qu'est-ce que ça veut dire ? - que le désir fait son entrée.
Nous sommes perdus, et ne sommes punis que si loin, que sans espoir nous continuons à vivre dans le désir.
Il est rationnel, étant donné notre conception de l'individu et de l'univers, que le désir se manifeste en nous. L'arracher de vive force, en torturant notre chair et notre âme, c'est rompre l'harmonie.
Le désir de montrer de l'esprit ne nous mène qu'à dire ou faire des sottises.
Le désir absolu d' « avoir plus » encourage l'égoïsme qui détruit les liens communautaires entre les enfants de Dieu.
Ce qui est puissant dans une scène d'amour, c'est de ne pas voir l'acte. C'est voir la passion, le besoin, le désir, l'attention, la peur.
Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage.
On n'échappe au désir que pour être repris par le désir.
C'est que le désir n'est jamais trompé. L'intérêt peut être trompé, méconnu ou trahi, mais pas le désir
La mémoire est le désir satisfait.
Le désir d'un jour de posséder ce que l'on n'a pas c'est ce qui nous fait avancer. Mais lorsqu'on ne veut rien de plus, comment avance-t-on ?
Le désir de s'élever au-dessus de la nature humaine n'est souvent qu'une façon de mépriser les hommes.
L'angoisse suppose le désir de communiquer.
Je perds le désir de ce que je cherche, en cherchant ce que je désire.
Celui dont l'esprit n'est pas agité ni troublé par le désir, celui qui est au-delà de bien et du mal, cet homme éveillé ne connaît pas la crainte.
Je regardais au loin... Une armée d'enfants rangée en bataille. Ils étaient cependant immobiles, mais en transe. Je les voyais, non loin de moi, envoutés par le désir d'aller à la mort. Hallucinés par des champs illimités où, un jour, ils s'avanceraient, riant au soleil : ils laisseraient derrière eux les agonisants et les morts.
Le désir est le plus éloquent des langages et le mieux compris.
Le désir déconnecte de la raison.
Lorsque vous ressentez le désir de pouvoir, vous devez rester dans la solitude pendant un certain temps.
Seuls le désir et l'oisiveté nous rendent tristes.
Le désir de l'homme étant Infini, la possession est Infinie et lui-même Infini.
Il ne faut pas gâter les choses présentes par le désir des absentes.
Le langage, comme le désir, n'existe qu'en fonction du néant.
Le désir de posséder peut, s'il n'est assouvi, posséder l'esprit tout entier. Comme il est difficile d'analyser ces liens qui se cachent sous la peau même de nos actions : l'amour n'est rien de plus qu'une sorte de langage de la peau, et le sexe pure terminologie.
Notons la différence entre besoin et Désir. Dans le besoin, je puis mordre sur le réel et me satisfaire, assimiler l'autre. Dans le Désir, pas de morsure sur l'être, pas de satiété, mais avenir sans jalons devant moi.
Un artiste de talent montre tout ce qu'il y a à voir, un artiste de génie donne le désir de ce qui ne peut pas être vu.
Le désir est une vertu déshabillée.
Le désir est ce qui couvre d'un seul visage nos deux mondes : celui de la destruction et celui de l'amour. Le visage est la solution toujours provisoire de ce conflit.
On aime beaucoup mieux ceux qui tendent à nous imiter que ceux qui tâchent à nous égaler. Car l'imitation est une marque d'estime et le désir d'être égal aux autres est une marque d'envie.
Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier.
Une rencontre, c'est à la fois le désir et la curiosité, c'est être vivant.
L'amour d'une épouse ressemble au devoir. Le devoir à la contrainte. La contrainte tue le désir.
La tendresse, c'est le désir qui dort, mais d'un oeil.
Toute parole est en trop quand on a du désir, d'ailleurs parler l'annule - il n'y a pas de mots pour dire le désir, pas de mots courants qui ne servent à le trafiquer, à le masquer, à l'apaiser ou à le détruire.
Le désir sexuel peut être un tyran, dont l'âge peu à peu vous libère.
Pris dans un tourbillon de hâte et d'agressivité, nous vivons notre vie dans le conflit et l'angoisse ; nous sommes emportés par la compétition, l'avidité, le désir de possession et l'ambition. Nous nous chargeons sans répit d'occupations et d'activités superflues.
J'ai toujours commencé par le désir, le sentiment n'est venu qu'ensuite.
Il n'y a rien de plus ordinaire que le désir d'être remarquable.
Et jamais le tourment ne trouvera un ciel, et jamais le désir ne trouvera une terre. C'est pourquoi la poésie existe.
Peut-être la vertu autant que le vice épuise-t-elle le désir.
Je crois aux cercles vertueux. Faire venir de grands noms entretient le désir. Et le désir suscite des coproductions. Et les coproductions divisent, in fine, les coûts par quatre.
La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir sont de l'ordre du naturel. Ce qui s'affronte dans le féminin et le masculin, ce sont ces deux formes fondamentales, et non quelque différence biologique ou rivalité naïve du pouvoir.
Les mariages, pendant quelque temps, sont soutenus par le désir ; une journée de scènes ou de silence est équilibrée par vingt minutes de nuit.
Sentir le désir... C'est fondamental pour moi. Vital, même.