Je tiens pour principes certains du bonheur qu'il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune.
N'étant de mes ennuis la fortune assouvie,Afin que je devinsse à moi-même odieux,M'ôta de mes amis celui que j'aimais mieux,Et sans qui je n'avais de vivre nulle envie.
La fortune ne sourit aux méchants que pour mieux les perdre.
La fortune est une créature fantasque, toujours ivre, et aveugle par-dessus le marché : aussi, ne voit-elle point ce qu'elle fait et ne sait-elle ni qui elle abat, ni qui elle élève.
Conduisez-nous avec la fortune comme avec les mauvaises paies ; ne dédaignez pas les plus faibles acomptes.
Il est plus honorable d'être élevé à un trône que d'en être né. La fortune donne l'un, le mérite obtient l'autre.
La fortune ne paraît jamais si aveugle qu'à ceux à qui elle ne fait pas de bien.
La fortune rend fous ceux qu'elle comble trop.
La fortune, pour moi, n'est que la liberté. Elle a cela de beau, de remuer le monde, Que, dès qu'on la possède, il faut qu'on en réponde, Et que, seule, elle met à l'air la volonté.
Qui cherche la fortune ne reste point assis.
Que d'efforts pour arriver de la thune à la fortune.
Et ne vaut-il pas mieux quelque orage endurer, Que d'avoir toujours peur de la mer importune ? Par la bonne fortune on se trouve abusé, Par la fortune adverse on devient plus rusé.
Il faut ramener à des justes proportions la fortune de quelques riches.
J'aime qu'à mes desseins la fortune s'oppose : Car la peine de vaincre en accroît le plaisir.
Les événements prévus par les bons esprits ne manquent guère d'arriver, mais la fortune se réserve deux secrets, l'époque et les moyens.
Le chemin de la fortune n'est pas toujours parsemé de fleurs.
La fortune et moi nous nous sommes pris en grippe aussitôt que nous nous sommes vus.
A l'égard de la propriété, de l'amour, de la fortune et du succès, j'applique "la règle des Dudu" : rien n'est dû, rien n'est durable.
Il y a peu d'amis de la personne, mais beaucoup de la fortune.
La fortune est la souveraine des dons de ce monde.
L'ami, c'est plus difficile à trouver que la fortune.
L'argent que l'alcool rapporte à l'Etat, c'est énorme ; moi cette année, rien qu'en picolant, j'ai payé l'impôt sur la fortune !
Plus un homme est astucieux et séducteur, plus il lui est facile d'arriver par le mariage à la fortune.
Si l'on entre par la porte du plaisir dans la maison de la fortune, l'on en sort d'ordinaire par la porte du chagrin ; ainsi du contraire.
La fortune et l'humeur gouvernent le monde.
C'est au courage que va la fortune.
Ne reproche à personne son malheur; car chacun est exposé aux vicissitudes de la fortune, et l'avenir est inconnu.
La jeunesse, on peut en dire ce que les riches disent de la fortune : elle est plus facile à gagner qu'à conserver.
Beaucoup de gens abordent le risque comme si c'était l'ennemi quand c'est vraiment l'ami de la fortune.
La fortune fait l'orgueil.
L'affabilité engendre la fortune.
Il ne fait pas bon d'être brouillé avec la fortune.
La fortune déçoit les hommes parce qu'elle leur a coûté trop d'efforts, et les femmes parce qu'elle ne leur en a pas coûté assez.
La fortune vient en dormant.
Le sang noble est un accident de la fortune, les actions nobles caractérisent les grands.
L'expérience fait l'art, l'inexpérience la fortune. On fait des découvertes en cherchant et des trouvailles par hasard.
On n'arrive à la fortune que par degrés, mais il ne faut qu'un jour pour la perdre.
La fortune de l'avare est pour Satan.
La fortune ne fait pas le bonheur.
Qui ose a peu souvent la fortune contraire.
Les amis oublient toujours ceux que la fortune abandonne.
La fortune est semblable au verre ; plus elle est brillante, plus elle est fragile.
On suppose communément que l'art de plaire est une aide merveilleuse dans la poursuite de la fortune ; mais l'art de s'ennuyer réussit infiniment mieux.
La renommée sert plus souvent de trompette à la fortune qu'au mérite.
L'homme affligé par quelque coup de la fortune veut éviter jusqu'au lieu où le chagrin l'a frappé.
On a de la fortune sans bonheur, comme on a des femmes sans amour.
La fortune résultant de la différence entre dépenses et recettes, les riches encaissent plus volontiers qu'ils ne décaissent. C'est même à cette particularité qu'ils se reconnaissent des pauvres, qui, eux, n'ont nul crédit à espérer.
La fortune aide les courageux.
Les revers de la fortune épargnent souvent lorsqu'on les craint le plus ; et souvent ils accablent lorsqu'on les mérite et qu'on les prévoit le moins.
S'il y a plus de gens qui visent à la gloire, l'Etat est heureux et prospère ; s'il y a plus de gens qui visent à la fortune, l'Etat dépérit.