La volupté est la plus courte forme de l'oubli.
L'oubli n'efface pas les péchés.
Je refuse la chimio de l'oubli. Mieux vaut mourir de ce qu'on aime, en connaissance de cause, que de survivre pour rien.
Le sort des êtres humains est de sombrer dans l'oubli... Les livres, eux, continuent de vivre tant qu'ils sont lus.
Le style, c'est l'oubli de tous les styles.
J'ai l'impression qu'aujourd'hui la mémoire est beaucoup moins sûre d'elle-même et qu'elle doit lutter sans cesse contre l'amnésie et contre l'oubli.
L'homme est parfois assez fou pour préférer le chagrin à l'oubli.
Tous les siècles font entrer dans la désuétude et dans l'oubli un certain nombre de mots ; tous les siècles font entrer un certain nombre de mots dans l'habitude et l'usage.
Ce qui est dans ton dos est dans ton dos. L'oubli est une science.
Le passé ne doit pas durer sauf dans l'oubli.
L'oubli, c'est la vie.
Je pense et parle toujours d'une mémoire contiguë alors que je ne fais peut-être qu'évoquer une vie brutalement interrompue il y a des siècles: le temps immédiat ressemble au plus lointain, entre les deux se dressent les marais de l'oubli.
Il faut être deux pour être un dans l'oubli du monde, de soi pour l'autre, et se fondre dans la lumière, sans ombre.
D'être né en 1945, après que des villes furent détruites et que des populations entières eurent disparu, m'a sans doute rendu plus sensible aux thèmes de la mémoire et de l'oubli.
C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan.