Il y a des gens qui font jaillir la sympathie comme une étincelle d'un caillou.
Il y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent.
Il y a des places qu'il faut laisser désertes. Il y a des actes qu'on ne peut faire sans être aussitôt défait par eux.
Là où il y a des remèdes, les plus grandes souffrances se résignent.
Il y a des personnes à qui les défauts siéent bien, et d'autres qui sont disgraciées avec leurs bonnes qualités.
Il y a des livres dangereux comme il y a des amis dangereux. Peut-être faut-il découvrir les uns comme les autres ?
Il y a des gens qu'il faut étourdir pour les persuader.
Il y a des sciences bonnes dont l'existence est nécessaire et dont la culture est inutile. Telles sont les mathématiques.
Il y a des indulgences qui sont un déni de justice.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Il y a des films que je revendique moins que d'autres, mais je ne regrette rien.
Il y a des mots incapables d'être définis.
Il y a des regrets, des remords, des fêlures et des compromissions qui ne cicatrisent pas, qui ne cicatriseront jamais.
Il y a des sots qui sont de toutes les opinions, positivement parce qu'ils ne comprennent les conséquences d'aucune.
Il y a des éclairs qui durent l'espace d'un centième de seconde et qui aveuglent. Il y a des regards qui durent un peu plus longtemps et qui vous éblouissent pour toujours.
Ne t'imagine pas qu'il y a des grands hommes inconnus.
Il y a des moments où l'on en veut à mort à toutes les jeunes filles qu'on rencontre, parce qu'elles ne vous jettent pas leur coeur et 20.000 livres de rentes.
Otto est pessimiste, comme sa mère, qui ne cesse de dire : "Il y a des gens que la guerre rend plus forts. Moi, je lève les mains en l'air et je me rends. Je n'ai pas le courage de [...] ► Lire la suite
Il y a des choses qui se comprennent sans paroles, pas vrai ? Les yeux suffisent.
La gaieté se contente des premiers mots venus, mais à la tendresse il faut du style. Il y a des paroles sérieuses qui sonnent faux, de gaies aussi, mais on s'en aperçoit moins.
Il y a des questions qu'on pose si peu souvent qu'elles perdent leurs réponses.
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
Dans le coeur humain, il y a des cordes qu'il est préférable de ne pas faire vibrer.
Il y a des moments où l'on ne peut s'empêcher de faire des bêtises : cela s'appelle l'enthousiasme.
Il y a des critiques qui ne parlent que des livres qu'on va faire.
Il y a des gens qui sont nés pour être vieux, semble-t-il, et n'ont de cesse qu'ils ne le soient devenus réellement.
Il y a des hauts et des bas dans toutes les carrières.
Il y a des femmes qui sont vertueuses naturellement, et d'autres qui ne le deviennent qu'après avoir commis toutes les fautes.
Quand une maison devient pauvre, on reconnaît le fils respectueux ; quand il y a des troubles dans l'empire, on reconnaît le sujet fidèle.
Tout le monde s'agite pour trouver enfin le repos ; mais il y a des hommes si paresseux qu'ils mettent le but au début.
Il y a des écrivains chez lesquels la pensée semble une moisissure du cerveau
Il y a des médecins si ennuyeux qu'ils vous gâtent une convalescence.
Il y a des miroirs pour le visage, il n'y en a pas pour l'esprit.
Il y a des milliers de raisons pour que les femmes s'habillent comme elles le font : et toutes ces raisons sont des hommes.
Il y a des suicides qui font penser à la sortie d'un vieux comédien.
Il y a des gens si remplis d'eux-mêmes, que, lorsqu'ils sont amoureux, ils trouvent moyen d'être occupés de leur passion sans l'être de la personne qu'ils aiment.
Il y a des appartements où les meubles poussent mal.
Il y a des hommes chez qui l'esprit n'est qu'un talent par lequel ils semblent dominés, qu'ils ne gouvernent pas, et qui n'est point aux ordres de leur raison.
Il y a des choses qu'un homme a peur de se dire, même à lui-même, et tout homme honnête a un certain nombre de telles choses emmagasinées dans son esprit.
La démocratie est un sujet interne de la société en développement. Il y a des principes fondamentaux de la démocratie, et ils devraient être compris universellement dans différents pays.
Il y a des jours où je me dis: "On arrête tout."
On veut bien croire que le cerveau humain évolue, mais alors il y a des pays qui sont épargnés.
Il y a des idées qui sont comme un attentat.
Parfois il y a des choses tellement absurdes qu'elles finissent par prendre une texture d'évidence inquestionnable.
Il y a des lieux où souffle l'esprit.
Quelque soit l'être bizarre que vous finissez par être, il y a des chances qu'il y ait toujours quelqu'un pour vous. À moins bien sur qu'il soit déjà passé à autre chose... Parce que quand il s'agit d'amour, même les êtres bizarre ne peuvent attendre éternellement.
Il y a des choses une fois dites et bien dites qui ne se rediront plus, du moins comme cela : il faut les noter.
Il y a des mémoires malheureuses qui ne se rappellent que ce qu'on leur demande d'oublier.
Il y a des sottises bien habillées, comme il y a des sots très bien vêtus.
Il y a des paroles qui n'arrivent pas à destination et qui se forment en boules errantes, gonflées de danger, comme la foudre parfois quand elle n'a pas trouvé sa cible.