Il ne faut pas compter sur la pitié des hommes quand ils peuvent se donner l'importante joie de punir.
Notre existence s'écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu'il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t'inquiéter : le jour qui n'est pas venu et celui qui est passé. Alors tu vivras en paix.
Un homme devient sage à force de se rendre compte de ce qui lui arrive quand il ne l'est pas.
Il ne suffit pas d'engranger les récoltes du savoir, du savoir-faire, ni de vendanger les fruits du savoir-être et du savoir-devenir, encore faut il accepter de les offrir pour s'agrandir ensemble.
Un artiste est un explorateur. Il doit commencer par la découverte de soi et par l'observation de sa propre procédure. Après cela, il ne doit plus ressentir aucune contrainte.
Oui, Mesrine est tranquillement caché et il ne bouge pas. Il attend.
Il ne faut pas confondre amitié et besoin de confidences.
Il ne me reste que regrets et amertume et les restes persistants d'un amour blessé.
Il faut être ambitieux, mais il ne faut pas se tromper d'ambition.
Nous devons apprendre à respecter la vie sous toutes ses formes : il ne faut détruire sans raison aucune de ces herbes, aucune de ces fleurs, aucun de ces animaux qui sont tous, eux aussi, des créatures de Dieu.
Quand notre parti ne comptait encore que 7 membres, il exprimait déjà deux principes : premièrement, il voulait être un véritable parti idéologique; deuxièmement, il ne tolérait aucun compromis dans l'exercice du seul et unique pouvoir en Allemagne.
Arrête de te dire que s'il t'aime il reviendra, car si il t'aimait, il ne serait pas parti.
Il ne s'agit pas de donner des privilèges immenses, des places de sûreté à une faction, mais de laisser vivre un peuple paisible.
Tout homme a le droit de douter de sa tâche et d'y faillir de temps en temps. La seule chose qu'il ne puisse faire, c'est l'oublier.
Il ne faut pas se satisfaire d'avoir fait son devoir. Il faut en faire plus. C'est le cheval qui franchit la ligne d'arrivée avec une encolure d'avance qui gagne la course.
Il ne peut y avoir, d'un côté, la forme, de l'autre, le fond. Un mauvais style, c'est une pensée imparfaite.
Une fois qu'un homme a goûté à la liberté, il ne se contentera plus jamais d'être un esclave.
L'esprit est comme un parachute, il ne peut fonctionner que s'il est ouvert.
Il ne fait aucun doute que toutes nos connaissances commencent par l'expérience.
A chemin trop battu, il ne croît jamais d'herbe.
Il ne faut pas vouloir prendre le ciel pour t'asseoir dessus.
La médecine est une science des pannes, celles de l'organisme humain... Mais si le médecin est un dépanneur - rien de plus, rien de moins - il est le dépanneur d'une machine dont il ne possède pas les plans.
Pour un enfant tout est signifiant langage, ce qui se passe autour de lui et qu'il observe. Et il réfléchit dessus. Et un enfant réfléchit et écoute d'autant mieux qu'il ne regarde pas la personne qui parle.
Il ne suffit pas d'être inutile. Encore faut-il être odieux.
Il ne faut pas avoir de patience, même de celle dont on s'arme. Patience n'est qu'un habit de lenteur.
Au contraire de l'Européen classique, le Négro-Africain ne se distingue pas de l'objet, il ne le tient pas à distance, il ne le regarde pas, il ne l'analyse pas. Il le touche, il le palpe, il le sent.
Le jaloux croit témoigner, par ses larmes et ses cris, de la grandeur de son amour. Il ne fait qu'exprimer cette préférence archaïque que chacun a pour soi-même.
La propriété est évidemment absurde. Pour être heureux, il ne faut avoir rien, ou tout au moins ne tenir à rien, car les possédants sont aussi des possédés.
Efforcez-vous d'attirer la confiance de tous les peuples et communautés, même celle de vos ennemis, de façon qu'ils mettent tout leur espoir en vous ; si quelqu'un tombe cent mille fois dans l'erreur, qu'il puisse encore se tourner vers vous, [...] ► Lire la suite
Un égoïste est incapable d'aimer un ami ; mais il ne peut se passer d'amis : il ne s'aimerait jamais assez à lui tout seul.
Le coeur est prompt à retourner aux vieux chagrins. Tant qu'il souffre, il ne s'ouvre pas devant la cause de sa douleur première.
Personne n'est si jeune qu'il ne puisse mourir demain.
Il ne faut pas tenter de couler le capital : il est insubmersible ; il faut l'arraisonner.
En temps de guerre, le soldat a droit à une médaille quand il sait tirer et à un médaillon sur sa tombe quand il ne s'en tire pas.
Le célibataire aura toujours cette grande infériorité qu'il ne connaît, de toute une moitié de l'humanité, qu'un aspect romanesque ou critique.
Le patron est comme tout le monde, il ne sait pas grand chose.
Quand le boss plaisante, c'est rarement drôle. Et quand il ne plaisante pas, c'est pire !
Israël a la mémoire de ses malheurs, et si Israël n'avait pas sa foi, il ne serait peut-être plus que la mémoire de ses malheurs.
Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.
Vous ne pouvez pas imaginer à quel point Dieu est timide ! Il ne parle pas, il chuchote. Il ne touche pas, il frôle. Il n'étreint pas, il effleure.
Le sage a beau voyager, il ne change pas de demeure.
Pour l'homme, le désir est toujours à l'intérieur de lui. Il ne peut s'en débarrasser. Il en est l'esclave. Il est toujours seul face à ce maître exigeant.
Il ne sert à rien de vivre, si vous ne pouvez pas vous sentir vivant.
Il ne faut jamais ternir sa mauvaise réputation.
Il arrive à chacun de se croire un surhomme tant qu'il ne s'est pas aperçu qu'il est en même temps mesquin, impur et perfide.
Il ne faut pas trop se tartariser ! Le beau rôle est encore à ceux dont les armes civilisent.
Dans la mode, il ne s'agit pas d'avoir un goût sûr, il s'agit d'avoir un goût certain.
Le plaisir est un don de la nature sans cesse renouvelé, toujours délicieux s'il ne nous est pas gâché par la culpabilité, inoculée en nous par l'éducation, par les prêtres, les moralistes et les politiques, pour des raisons évidentes: l'homme [...] ► Lire la suite
Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
Toute confiance est dangereuse si elle n'est pas entière : il y a peu de conjonctures où il ne faille tout dire ou tout cacher.