Pourquoi faut-il que nous ayons assez de mémoire pour retenir jusqu'aux moindres particularités de ce qui nous est arrivé et que nous n'en ayons pas assez pour nous souvenir combien de fois nous les avons contées à une même personne.
Faut-il se contenter du monde comme il est et de l'Histoire comme elle vient ?
Faut-il nécessairement la lumière d'un malheur pour éclairer un homme sous son vrai jour ?
Que faut-il pour lancer une entreprise ? Trois règles simples : connaître son produit mieux que quiconque, connaître son client et être motivé par un ardent désir de réussite.
Faut-il que la femme d'un ami vaille peu pour ne pas valoir d'avilir trois personnes d'un coup.
C'est pas le tout d'avoir des bagages, encore faut-il savoir où les poser.
Il n'y a pas de honte à ne pas avoir honte. Encore faut-il ne rien avoir fait de honteux.
Faut-il trahir son idéal parce qu'on s'aperçoit qu'on ne peut pas en vivre ?
On n'explique jamais autrement que par des dispositions personnelles les qualités humaines, la générosité, la charité, l'art de faire de bonnes patates frites. Pourquoi, en revanche, faut-il que les défauts soient toujours imputés à des agents exogènes ?
Peut-être faut-il mentir aux femmes pour qu'elles vous croient.
Pour avancer, peut-être faut-il accepter d'être nul ? Parfaitement !
Faut-il condamner Hugo parce qu'il s'est trompé ? Parce qu'il a cru que la connaissance donnée à tous assurerait la moralisation de tous ? Il faut aimer les illusions quand elles sont généreuses. Même si nous devons plus tard nous attrister quant à leur naïveté.
Hélas ! En amour, il ne suffit pas d'avoir les mêmes désirs ; faut-il encore les exprimer au même moment !
Demain sera ce que nous en ferons ; aucun sort ne nous a été jeté qui nous rendrait incapables de produire une humanité pacifié. Encore faut-il qu'elle soit sincèrement et unanimement désirée.
Pour qu'un châtiment produise l'effet voulu, il suffit qu'il surpasse l'avantage résultat du délit ; encore faut-il faire entrer en ligne de compte la certitude de la punition et la perte du profit escompté. Tout ce qui va plus loin est superflu et porte la marque de la tyrannie.
Qui se donne comme il faut, il forcera bien qu'on l'accepte.
Il est peu de douleurs plus cruelles que d'être quitté par qui l'on aime. A cet irréductible chagrin, encore faut-il ajouter le questionnement de ceux qui viennent déposer une pincée de sel sur la blessure toute fraîche en demandant :"Et tu n'as rien senti venir ?"
On dit que les voyages ouvrent l'esprit : mais encore faut-il avoir un esprit.
L'amour, quelle histoire ! Pourquoi faut-il à moitié en mourir ? Pourquoi faut-il y survivre ?
Il reste beaucoup d'espace à la télévision pour des projets culturels originaux. Encore faut-il le vouloir.
Quand faut-il se souvenir, quand est-il préférable d'oublier ?
On est à un point où l'avenir du Sénat se pose. Existera-t-il encore un Sénat demain ? Faut-il un Sénat ? C'est de la survie dont il s'agit.
Faut-il encore craindre la Russie ?
Faut-il qu'un peuple disparaisse pour savoir qu'il existe.
Le public, le public !... Combien faut-il de sots pour faire un public ?
Pourquoi faut-il que meurent les histoires d'amour ?