Etre femme aujourd'hui, c'est cela : travailler, faire des enfants, et surtout ne pas en parler.
La démocratie, c'est cela : apprendre à supporter ce qui vous horrifie, ce qui vous blesse.
Plus on est fort, plus on doit se manifester avec humilité. C'est cela être grand.
C'est cela la découverte moderne: que la vie n'est pas aussi répétitive qu'on le dit, que du neuf peut être inventé mais aussi qu'elle se répète atrocement.
Mettre des mots sur ce qu'on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c'est cela qui est humain.
Pas d'échappatoire - pas de double : c'est cela qu'annonçait l'oracle à l'avance, et avec raison.
C'est cela l'amour, une élection : lorsque l'on se choisit l'un l'autre, sans autre raison que l'amour.
Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.
Après tout, c'est cela un personnage : pas un bon à rien ou un moins que rien, mais une figure orientée vers mieux que rien.
Protéger la jeunesse contre l'attraction du monde extérieur, mobiliser les cadres autour des valeurs soviétiques, c'est cela la tâche de l'intelligentsia. Si les écrivains, dont le prestige est grand en URSS, se détournent des ces tâches, s'affichent comme des représentants des modes ou des idées occidentales, c'est l'ensemble des convictions soviétiques qui en sera affaibli.
L'homme, ce n'est pas le triomphe de la mécanique ; c'est l'avènement de la liberté... savoir ressembler à Dieu : c'est cela la liberté.
Mon Dieu, qui que Vous soyez, celui de mon baptême ou un Autre, épargnez-moi l'amnésie générale, la perte de mon décor, de mon identité, le vide. C'est cela que je redoute la plus dans la mort, maintenant je le sais.
Pour y arriver, il ne faut surtout pas se dire qu'on a déjà fait ça et ça. Non, je crois qu'on a jamais rien fait. Et c'est cela qui pousse à aller plus loin.
Quel est celui de ces deux pronoms démonstratifs qui est le meilleur : cela, ça ? Si c'est ça ce n'est pas cela et si c'est cela ce n'est pas ça.
La gloire de Dieu, c'est cela l' « autrement qu'être ».
L'absence, c'est cela : ne pas pouvoir partager.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
Je n'ai rien à faire, et c'est cela qui prend tout mon temps.