Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Le coeur n'a-t-il pas ses raisons qui se moquent de la raison ?
Y a-t-il une vie avant la mort ?
Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir !
Je suis né par curiosité. Y a-t-il une meilleure raison de naître ?
Après tout, qu'y a-t-il dans l'existence de plus vrai qu'un miracle...
Tant que l'on n'a pas été contenu en un regard, a-t-on la vie ? A-t-on la vie si personne encore ne nous a aimé ?
Qu'y a-t-il de plus incompréhensible que l'Eternité ; et qu'y a-t-il en même temps de plus certain ?
Y'a-t'il un synonyme du mot synonyme ?
On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d'étudier les intérêts des princes : quelqu'un a-t-il jamais parlé d'étudier les intérêts des peuples ?
Si Dieu avait voulu que nous marchions, pourquoi nous a-t-il donné des pieds qui s'adaptent aux pédales de voiture ?
Peut-être que les livres peuvent nous sortir un peu de cette caverne. Peut-être y a-t-il une chance qu'ils nous empêchent de commettre les mêmes erreurs insensées !
On s'habitue à tout, a-t-on coutume de dire. Je n'en suis pas certain. Je crois plutôt qu'on est capable de se déshabituer de tout. C'est différent.
Que dire maintenant des relations entre nous, entre le créateur et sa créature ? A vrai dire, je dois admettre que nous avons été quelquefois en froid... Il y a eu des moments où je me suis demandé : « Pourquoi diable a-t-il fallu que j'invente ce petit être détestable, pompeux et fatigant ? »
Pourquoi le monde a-t-il des lois, Sinon pour qu'on les foule aux pieds ?
Qu'y a-t-il à l'origine des grandes inventions ? Des rêves !
Pas une seconde, on ne laisse les Chinois seuls avec eux-mêmes. A-t-on peur qu'ils s'ennuient, ou qu'ils pensent mal, ou que tout simplement ils pensent ?
Pourquoi Dieu nous a t'il doté de la compassion?
A-t-on besoin de distance pour se rapprocher ?
Je pense que l'environnement devrait être classé dans la catégorie de notre sécurité nationale. La défense de nos ressources est tout aussi importante que la défense à l'étranger. Sinon, qu'y a-t-il à défendre ?
Y a-t-il un mystère à célébrer ? "Et bien ! mangeons", dit l'homme ; il ne dit pas : "Réfléchissons." Le ventre est le préposé aux grandes solennités.
Notre monde n'est pas tout l'univers. Peut-être y a-t-il un endroit où le Christ n'est pas mort.
Là où tant d'heures ont été passées à me convaincre que j'avais raison, n'y a-t-il pas lieu de craindre que j'aie tort ?
Peut-être, en fin de compte, n'y a-t-il pas une grande différence entre la lumière et les ténèbres. Le problème, c'est notre façon de voir.
Il faut opposer aux hommes une surface lisse, leur livrer l'apparence de soi-même, être absent. De qui a-t-on dit qu'il regardait tous les citoyens comme ses égaux, ou pour mieux dire comme égaux entre eux, ce qui fait qu'il plaisait assez naturellement à la masse ?
L'esclave qui aime sa vie d'esclave a-t-il une vie d'esclave ?
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ?
- Qu'est ce qu'il y'a t'as avalé un pitt bull ou quoi ? - Non c'est mon fils qui est en train d'avaler du cannabis ! J'te jure être mère c'est une tragédie ! - Ça c'est ce qu'on dit quand on a la chance de l'être...
Mon prédécesseur a taxé les personnes fortunées et prospères à un taux plus élevé que jamais auparavant. Qu'est ce qui est arrivé ? Ils sont partis. Et qu'est-ce qui en est sorti ? Le chômage a-t-il chuté ? Non.
Si Dieu nous voulait courageux, pourquoi nous a-t-il donné des jambes ?
Je me suis posé cette question essentielle : comment un tel carnage a-t-il pu se produire dans des locaux considérés comme sensibles ? J'ai enquêté pour comprendre. Maintenant je connais les failles. Celles de l'Etat, de la police, du journal.
Par conséquent, la question importante du sens de l'être n'est pas : pourquoi y a-t-il quelque chose et non rien - question leibnizienne tant commentée par Heidegger - mais : est-ce que je ne tue pas en étant ?
A force de frayer,Avec toutes nos paroles,A force de voisiner,Avec nos sombres passions,A force de s'effriter,Sur les corps de passage,L'amour a-t-il perdu,Innocence et plaisir ?
Pourquoi y a-t-il de l'être et non pas rien ? Pourquoi cet être a-t-il des tendances ? Questions absurdes, mais surtout questions déplacées dans un monde où la causalité n'est que mirage : le monde est muet.
Tu vécus de longs jours, ton rôle fut immense,Les maîtres de ce monde à ta porte ont frappé.À quoi ne sert cela ? Rien ne nous est resté.Nous n'avons à t'envier que ton intelligence.
Qu'a-t-on à faire de la fourmi alors que l'éléphant se trouve à notre portée.
Mon prédécesseur a imposé des personnes riches et prospères à un taux plus élevé que jamais. Et ce qui est arrivé ? Ils sont partis. Et qu'est-il arrivé ? Le chômage a-t-il baissé? Non.
Quand on règne par l'opinion, a-t-on besoin d'un autre empire ?