Sitôt qu'un Français a passé la frontière, il entre en pays étranger.
Une nation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle.
Une nation forte, comme une personne forte, peut se permettre d'être douce, ferme, réfléchie et sobre. Elle peut se permettre de tendre la main aux autres. C'est une nation faible, comme une personne faible, qui doit se comporter avec fanfaronnade, vantardise, témérité et autres signes d'insécurité.
Pour qu'une nation compte, il faut que la moyenne en soit bonne. Ce qu'on appelle civilisation ou simplement société n'est rien d'autre que la qualité excellente des médiocres qui la composent.
Une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres, et par la haine commune de ses voisins.
La politique c'est le coté gazeux de la nation : sa limonade, son champagne, ses pets.
Il n'y a pas de nation aussi puissante que celle qui obéit à ses lois non pas par des principes de peur ou de raison, mais par passion.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Une nation ne se fait connaître de l'étranger que par ses mauvais côtés.
Je m'appelle Frank, mais c'est pas ça qui importe. Ce qui importe c'est cette question, vous qui êtes-vous ? L'Amérique est devenu un pays cruel brutal et malveillant. On récompense les gens les plus superficiels, les plus débiles, les plus méchants [...] ► Lire la suite