D'où, barbe au vent, nous reviens-tu, Septembre, La lèvre humide, amant gourmand, botté, Ceint d'or sur ta jument comme un saint Georges ?
L'enfant mal élevé, quand souffle l'harmattan, attends-le au pied du canari.
Le renom dans ce monde n'est qu'un souffle de vent... qui change de sens en changeant de parti.
Si le battement d'aile d'un papillon peut déclencher un ouragan à l'autre bout de la planète, il vaudrait mieux se retenir et ne plus jamais éternuer.
La personne aimée semble immobile, éternelle sous nos baisers, mais, dès que le temps aux joues gonflées de vent souffle dessus, l'amour s'enfuit dispersé ne laissant au coeur qu'un peu d'odeur et un chagrin inconsolable.
Le vent des hauts-plateaux souffle où il veut : qui peut lui imposer une direction ?
La vie n'est qu'un grand tourbillon avec au centre un noyau de silence.
Aussi longtemps que tu vivras et que tu auras un souffle en toi, ne te livre à personne.
L'existence, ramenée à elle-même, représente peu de choses : le souffle d'un désir matérialisé, un rêve d'éternité sitôt brisé par les rhumatismes et le tiers provisionnel.
Chaque souffle de vie nous prépare à mieux savourer notre propre fin.