Pour chanter le rossignol n'ouvre qu'un petit bec.
La chanson est une caresse sur la joue.
Cafés populaires, gares routières, gargotes de relais, marchés aux bestiaux. Partout où je passe, chaque brin d'alfa, chaque rose des sables chante la mélancolie d'avant. Ce chant tressé d'odeurs de thym et de benjoin.
Le chant est comme la rosée qui tombe du ciel, il rafraîchit le sentier du voyageur.
Ce qui me fascine le plus dans la chanson orientale c'est que des fois les mecs t'as l'impression qu'ils sont sur des autoroutes... Avec des virages de temps en temps, des p'tites nationales et des montées.
La ville écrase la forêt pour y installer son décor sans songer au bruit que ferait le chant de tous les oiseaux morts
À partir du moment où une chanson est bien foutue, qu'on peut la reprendre tous en choeur, elle devient populaire.
Le langage de l'amant est son chant du cygne.
Ce n'est pas en ouvrant la gorge d'un rossignol que l'on découvrira le secret de son chant.
Vivre est une chanson dont mourir est le refrain.