Je ne sais pas ce qu'est un homme, je ne connais que son prix.
Malheur aux pays qui ont besoin de héros.
Ce ne sont quand même pas des loups, mais des hommes, et ils aiment l'argent. La vénalité est aux hommes ce que la charité est au bon Dieu.
Savoir perdre la tête : tout est là.
Pourquoi personne n'imprime dans les journauxQue la vie est bonne ! Je te salue, Marie :Que c'est bon de pisser sur des accords de pianoQue c'est divin de baiser dans les roseaux affolésPar le vent.
De quoi vit l'homme ? De sans cesse Torturer, dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme. L'homme ne vit que d'oublier sans cesse. Qu'en fin de compte il est un homme. Choeur : Messieurs, vous ne pouvez pas l'empêcher, L'homme ne vit que de méfaits et de péchés !
L'avenir du théâtre, c'est la philosophie.
Comment savoir dans quelle humeur on va les trouver au juste. Quand ils ont bien bu, ils racontent une blague, vous pincent où je pense, et on a de la peine à ce qu'ils ne deviennent pas tout de suite [...] ► Lire la suite
En régime communiste, il vous est interdit de vous laisser exploiter : voilà déjà une liberté de supprimée.
Quand chacun peut faire ce qu'il veut et ce que lui inspire son égoïsme, alors tous luttent contre tous, et donc le chaos règne.
Vous, qui émergerez du flotOù nous avons sombréPensezQuand vous parlez de nos faiblessesAu sombre temps aussiDont vous êtes saufs.
Les lois ne sont faites que pour exploiter ceux qui ne les comprennent pas, ou ceux que la misère la plus noire empêche de s'y conformer.
Je suis arrivé à la conclusion que si les puissants de la terre sont capables de provoquer la misère, ils sont incapables d'en supporter la vue.
Que sont donc ces temps, oùParler des arbres est presque un crimePuisque c'est faire silence sur tant de forfaits !Celui qui là-bas traverse tranquillement la rueN'est-il donc plus accessible à ses amisQui sont dans la détresse ?
C'est dimanche. Brrr ! Qu'il serait doux, le son des cloches, s'il n'y avait parmi les hommes tant de mal.
Oui, je le crois ! Oui, certes ! Quand vous tuez, cela vient du coeur. Votre crime est né des profondeurs, comme en d'autres le bien.
La démocratie c'est la souveraineté des arguments.
Mon pain, je le mangeais entre les batailles,Pour dormir je m'étendais parmi les assassins.L'amour, je m'y adonnais sans plus d'égardsEt devant la nature j'étais sans indulgence.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Les forces étaient limitées. Le butRestait dans le lointain.Nettement visible, bien que pour moiPresque hors d'atteinte.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Je vins dans les villes au temps du désordreQuand la famine y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de l'émeuteEt je m'insurgeai avec eux.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
La bassesse du monde est telle qu'il faut sans cesse agiter les jambes en courant, de peur de se les faire voler.
Nous allions, changeant de pays plus souvent que de souliers,A travers les guerres de classes, désespérésLà où il n'y avait qu'injustice et pas de révolte.
Je crois en l'homme, et ça veut dire que je crois en sa raison ! Sans cette croyance, je n'aurais pas la force de me lever le matin de mon lit.
J'ai vraiment besoin de mes rapports sexuels réguliers,Tout le reste est du blabla,Je travaille comme un cheval, voilà,J'ai rien à faire, moi, de la moralité.
Une fois authentique se trouve rarement. À la place on trouve le doute et l'indifférence, au point qu'on pourrait désespérer de notre peuple.
Je ne l'ai pas mis au monde pour que derrière une mitrailleuse il guette ses semblables. S'il y a de l'injustice dans le monde, je ne lui ai pas appris à s'y associer.
Quand on ne risque rien, on ne peut rien avoir.
Je vins dans les villes au temps du désordre.Quand la faim y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de la révolteEt je me suis révolté avec eux.Ainsi passa le tempsQui m'était donné sur la terre.
Les hommes sont humains, ils ne sont pas des anges.
Quand quelqu'un écrit " je " avec un grand J, je ne peux pas le supporter. Il faut corriger ça à coups de nerf de boeuf.
Mais vous, quand le temps sera venuOù l'homme aide l'homme,Pensez à nousAvec indulgence.
Quoi, vendre la forêt ? Tu me déçois profondément, frère. Tu sais ce que c'est qu'une forêt ? Est-ce qu'une forêt c'est seulement dix mille cordes de bois ? Ou est-ce une joie verdoyante pour l'homme ? Et tu veux vendre une joie verdoyante pour l'homme ? Honte à toi !
Si les vaches pouvaient converser entre elles, il n'y aurait plus d'abattoirs.
Nous le savons :La haine contre la bassesse, elle aussiTord les traits.La colère contre l'injusticeRend rauque la voix. Hélas, nousQui voulions préparer le terrain à l'amitiéNous ne pouvions être nous-mêmes amicaux.
Ailleurs, on n'a pas à savoir comment la pierre tombe, mais ce qu'en dit Aristote. Les yeux n'y servent qu'à lire. A quoi bon de nouvelles lois qui décrivent comment les corps tombent, si seules importent les lois qui prescrivent comment tomber à genoux.
Les fleurs n'éprouvent pas nos coupables ardeurs.
C'est vrai : je gagne encore de quoi vivre.Mais croyez-moi : c'est pur hasard. Manger à ma faim,Rien de ce que je fais ne m'en donne le droit.Par hasard je suis épargné.
J'ai bien fait de ne pas l'engueuler. C'est ce que j'avais d'abord l'intention de faire. Mais je me suis dit à temps qu'un regard profond et plein de reproches le démonterait plus sûrement encore. Ça n'a pas manqué.
Une des causes principales de la misère dans les sciences est qu'elles se croient riches, le plus souvent présomptueusement. Leur but n'est pas d'ouvrir une porte à la sagesse infinie mais de poser une limite à l'erreur infinie.
Je ne me hasarderais pas à faire cadeau du noir que j'ai sous les ongles, de peur d'attirer la famine sur ma tête.
Dans le Helsinki Sanomat, supplément du dimanche, j'ai lu une fois que la modestie est une marque d'éducation.
J'ai connu un docteur, quand il voyait un paysan taper sur ses chevaux, il disait : "il recommence à les traiter humainement." Pourquoi ? Bestialement n'aurait pas convenu.
Défiez-vous du moindre geste, fût-il simple en apparence.
Les mères des soldats tués sont juges de la guerre.
Un peuple surgira, et tous ils marcheront contre toi, une armée sanglante, haine au coeur, et, seul, tu chercheras une aide en vain des yeux, l'aide que j'ai cherchée. Alors menace, implore, et maudis et promets ! Nul ne t'écoutera ! Nul ne m'a écouté !
Derrière la règle consacrée, discernez l'absurde.
J'ai eu une fois une affaire de divorce, la femme se plaignait parce que son mari ne lui avait jamais allongé de claque quand elle lui lançait la lampe à la tête. Elle se sentait négligée.
Les chemins honnêtes voient rarement passer les chariots remplis d'or.
Une conduite vous parait familière, découvrez-la insolite,
Sous le quotidien, décelez l'inexplicable.
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