L'important c'est de dormir, quand on dort on n'est pas malheureux.
La douleur, ça ne s'exprime pas toujours avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
Si remplis de sanguin passé, les mots que j'écris ne me rendront pas ma mère morte.
Les souvenirs, cette terrible vie qui n'est pas de la vie et qui fait mal.
On n'arrive à rien dans la vie sans instruction.
Moi, ce qu'il me faut, c'est une existence mouvementée, avec discussions et stratagèmes ! Enfin, un peu de vie avant beaucoup de mort !
Être un grand homme n'est rien si on ne peut le paraître.
le malheur est père du bonheur de demain.
Le sommeil c'est la musique des tombes.
Nous sommes le monstre d'humanité car nous avons déclaré combat à la nature.
Juliette aurait-elle aimé Roméo si Roméo avait eu quatre incisives manquantes, un grand trou noir au milieu ?
Oui, les mots, ma patrie, les mots, ça console et ça venge ; mais ils ne me rendront pas ma mère.
L'homme orgueilleux seul croit qu'il vivra toujours.
L'amitié, comme l'amour-passion et l'amour maternel, se double d'inquiétude.
Les pauvres humains ont aussi besoin de sourire pendant un grand malheur solitaire.
Devenus protocole et politesses rituelles, les mots d'amour glissaient sur la toile cirée de l'habitude.
En ce terrible monde, la loi est de vaincre pour n'être pas vaincu.
Je sais que les hommes naissent libres et égaux en droit, mais ça ne dure pas longtemps !
La beauté est une promesse de ruine, la passion une promesse de satiété et d'oubli.
On a eu la gentille pensée de lui mettre dessus une lourde dalle de marbre, un presse-mort, pour être bien sûr qu'elle ne s'en ira pas.
C'est une honte, cette conception du mariage ! La femme, propriété du mari ! On ne lui laisse même pas le droit de s'appeler de son vrai nom ! Elle doit porter, imprimée au fer rouge sur son front, la marque de propriété du mari ! Comme une bête !
Le coeur c'est le petit grelot du pesant collier de la vie.
Est-ce que je suis une femme perdue, non je suis une femme trouvée.
Pauvre sourire figé, refuge et recours des faibles désireux de plaire et trouver grâce.
D'autres mots, vite, si on s'arrête de parler le malheur s'introduit.
La douleur ça na s'exprime pas avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
Avoir de la douleur, c'est vivre, c'est en être, c'est y être encore.
On aime être ce qu'on n'est pas.
Le terrible des morts, c'est leurs gestes de vie dans notre mémoire. Car alors, ils vivent atrocement et nous n'y comprenons plus rien.
Baiser, cette soudure de deux tubes digestifs.
Soyez doux chaque jour avec votre mère ; aimez-la mieux que je n'ai su l'aimer.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
L'action du sexuel est passagère tandis que souveraine et durable celle du social.
Laissez-moi goûter un peu de vie avant beaucoup de mort !
Le monde est une énorme farce coupée de répits illusoires, de visions chimériques, d'espoirs infondés.
le coeur c'est le petit grelot du pesant collier de la vie, comme dit la chanson.
Il faut savoir se sacrifier avec joie et aimer quand même.
Amours de nos mères, à nul autre pareil.
Ainsi est la vie, mon ami, et les inclinations du coeur ne se commandent pas ! Tel est fait pour être aimé, tel autre pour être moins aimé !
Le monde était tracé à la règle et Sir George était perpendiculaire au monde.
Ils sont libres et indépendants, les connaisseurs de leur fin proche.
Pourquoi quand il y a un masculin et un féminin l'adjectif doit être masculin c'est pas juste pourquoi est-ce qu'on pourrait pas dire que la mer et le lac sont belles pourquoi Dieu au masculin pas juste non plus.
Quel plaisir de marcher sur ce bicarbonate qui te mouille les souliers ?
En somme, qu'est-ce que la vérité ? - C'est ce qui est entre les mots et qu'on éprouve dans la joie.
Mon Dieu, une minute avant une gaffe, on pouvait si bien ne pas l'avoir faite !
Notre naturel est de vouloir connaître les secrets.
Mais j'étais un fils. Les fils ne savent pas que leurs mères sont mortelles.
De même que les pages que j'écris en ce moment, les nuits que je passe à les écrire, tout cela est si vain, si pour rien. Je mourrai. Plus de je bientôt.
On ne croit qu'en ceux qui s'en croient.
En somme, rien n'était perdu. La vie était faite de hauts et de bas. Les impressions étaient passagères. Il s'agissait seulement d'effacer la mauvaise impression, de la remplacer par une bonne, de reconquérir son estime.
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