Les amis intéressés ressemblent aux chiens des places publiques, qui aiment mieux les os que ceux qui les leur jettent.
Gardez-vous de la familiarité des rois avec le même soin que le bois sec doit s'éloigner du feu.
Peu de richesses ménagées avec économie valent mieux que de grands trésors mal employés.
Qui a de la vertu protège et maintient la vertu de même que le diamant polit le diamant, et celui-là protège la vertu qui la loue et qui cache les défauts.
Les plaintes sont les armes des faibles.
Le sage ne peut être pauvre.
Qui obéit à ses passions n'est capable de rien et c'est aussi pour cela qu'il n'est pas propre à commander.
La modération doit être considérée comme un arbre dont la racine est d'être content et le fruit d'être en repos.
L'ordre et l'égalité sont louables en toutes choses ; mais particulièrement dans les affaires du ménage.
Qu'est-ce qu'un ami ? C'est un mot qui n'a point de signification.
N'empruntez rien de votre ami, si vous souhaitez que son amitié continue.
Deux choses seules sont capables de remplir les yeux d'un avare, la sobriété ou la terre qu'on jette sur lui après sa mort.
Heureux celui qui corrige ses défauts sur les défauts des autres.
On doit posséder la science d'une manière qu'on puisse la faire paraître quand on veut.
Deux choses causent de l'affliction, un ami triste, et un ennemi joyeux.
Le nombre d'hôtes à table est la bénédiction de la maison.
Les pensées les plus cachées se découvrent au discours ou à la contenance.
Ne tenez pas de longs discours avec des personnes qui sont au-dessus de vous.
Il faut s'accommoder à la faiblesse de ses inférieurs pour en tirer le service dont on a besoin.
L'offense la plus fâcheuse est d'être offensé par un ami.
L'envie n'a point de repos.
Il n'y a point de maladies plus dangereuses que le défaut de bon sens.
Le plus souvent qui veut tromper les autres, se trouve trompé lui-même.
L'avarice est le châtiment des riches.
Fréquentez le monde, la solitude est une demi-folie.
Les bonnes moeurs doivent être l'ornement des hommes, et l'or l'ornement des femmes.
Qui ne se contente pas de ce qu'il a suffisamment pour vivre, ne connaît pas Dieu ni ne l'honore.
La véritable prudence est de voir dès le commencement d'une affaire quelle en doit être la fin.
Évitez les procès. Ils ressemblent à un feu qu'on a de la peine à éteindre, quand une fois il est allumé.
Qui ne se soucie plus de vivre, dit tout ce qu'il a sur le coeur.
Des vers faits pendant la prière valent aussi peu que la prière pendant laquelle ils ont été faits.
Les grands honneurs élèvent un homme bien né ; mais, ils abaissent un malhabile homme.
Ce n'est pas la conduite du sage de donner de l'espérance et de l'ôter ensuite.
Le plus grand des affronts est celui qu'on reçoit lorsque ce qu'on a avancé est connu publiquement pour faux.
On fuit plutôt les moeurs corrompues de son siècle que les bons exemples de ses aïeuls.
Le libéral est voisin de Dieu, voisin des hommes, voisin du paradis et éloigné du feu de l'enfer.
Quelques perfections que vous ayez ne vous en vantez point ; parce qu'on ne vous en croira pas sur votre parole.
C'est assez à un vieillard de l'infirmité de son âge, il ne doit pas s'embarrasser d'autres chagrins.
La belle raillerie est dans le discours ce que le sel est dans les viandes.
Le ciel donne de la pluie à la terre ; mais la terre ne renvoie au ciel que de la poussière. C'est qu'on ne tire d'un vase que ce qu'il contient.
Si la science sans la religion était estimable, rien ne serait plus estimable que le démon.
La véritable gloire vient de Dieu.
Ne fait pas de crédit, vous vivrez en liberté.
Il est beaucoup plus fâcheux de dire qu'on ne doit pas dire, qu'il n'est aisé de cacher le repentir de l'avoir dit.
Honorez votre père, votre fils vous honorera de même.
L'éloquence est la source des richesses.
Le même qui vous flatte, vous déteste dans l'âme.
N'est-ce pas une chose admirable que le vin, qui fait un homme libéral d'un avare ?
Quand on prend plaisir à entendre médire, on est du nombre des médisants.
Il ne faut rien faire sans dessein.