T'aimer est une souffrance. J'ai la souffrance de t'aimer.
On se dit : "j'aime la France", et en même temps, on ne peut pas aimer un pays qui nous brime autant. En même temps, il faut vivre et avancer.
C'est à la souffrance qu'il faut déclarer la guerre, et vous parlez un langage universel, lorsque vous criez pitié et justice pour les bêtes.
- Comment voulez-vous votre caviar, Monsieur ? - Hum. Pas de caviar pour moi. Je n'ai jamais réussi à aimer cela.
La tristesse du coeur humiliera l'homme, et la bonne parole le réjouira.
On peut aimer sans retour, et pour pouvoir oublier il est plus facile de partir.
Pendant longtemps, je me suis caché derrière la fausse modestie, mais c'est infernal de faire ce métier sans aimer s'écouter.
Se taire en classe, c'est respecter le sommeil des autres.
Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son coeur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur la terre grasse, et qui n'en a pas fini avec ce monde incohérent !
La culpabilité n'est, après tout, qu'un sentiment de compassion à l'égard de la détresse et du malheur que l'on a causés.
Un baiser, qu'est-ce ? Un serment fait d'un peu plus près, un aveu qui veut se confirmer, un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ; c'est un secret qui prend la bouche pour oreille.
Etre seul produit la souffrance la plus glacée, la plus dégoûtante qui soit : on devient inconsistant.
L'être humain qui souffre de solitude a besoin de savoir que cette souffrance ne lui est pas reprochée et qu'il est aimé même dans sa souffrance.
Les vieux, c'est comme les enfants, ils voudraient qu'on les plaigne, mais qui en a pitié ?
Les lois qui défendent le port d'armes ne désarment que ceux qui n'ont aucune intention criminelle, tandis que ceux qui ont le courage de violer les lois les plus sacrées et les plus importantes ne sauraient respecter des prescriptions purement arbitraires, sans grande portée et qu'il est facile de transgresser impunément.
Il faut aimer danser pour s'y tenir.
On doit respecter le mariage tant qu'il n'est pas un purgatoire, et le dissoudre s'il devient un enfer.
La pitié peut nous purger de l'hostilité et susciter des sentiments d'identification aux personnages, mais elle peut aussi être un réconfort réconfortant qui nous fait croire que nous avons compris, et qu'en faisant pitié, nous avons même fait quelque chose pour redresser un tort.
La pitié n'est qu'un secret repli sur nous-mêmes, à la vue des maux d'autrui dont nous pouvons être également les victimes.
La dépression ne vous fait pas perdre vos talents, elle les rend simplement plus difficiles à trouver. Mais je les trouve toujours. J'ai appris que ma tristesse n'a jamais détruit ce qui était bon pour moi. Il vous suffit de [...] â–º Lire la suite
La souffrance n'est pas une occasion de haïr, c'est une occasion d'aimer.
L'injonction de Socrate tant de fois répétée -"Connais-toi toi même"- propose un programme de vie à respecter plus qu'un résultat à obtenir, car elle est sans doute irréalisable.
La souffrance existe avant les hommes, mais le mal n'apparaît qu'avec eux.
Tant que tu ne peux pardonner à autrui d'être différent de toi, tu es encore loin du chemin de la sagesse.
Il faut savoir se sacrifier avec joie et aimer quand même.
Dans les comédies homo-sexuelles lourdingues, c'était la tante qui imitait le camionneur. Désormais, c'est le camionneur qui prend des leçons auprès de la tante. Des homosexuels qui apprennent à un homme à aimer une femme !
Sang ô sang noir de mes frères, vous tachez l'innocence de mes draps, vous êtes le sueur où baigne mon angoisse, vous êtes la souffrance qui enroue ma voix.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
Ce serait drôle, tout de même, que la nature s'abstînt d'être gaie pour ne pas contraster avec notre tristesse !
Il est difficile de comprendre et d'aimer ce qui est spontané et franciscain. Comprendre ce qui est difficile n'est pas un avantage, mais aimer ce qui est facile à aimer est un grand progrès dans l'échelle humaine.
Si le goût des honneurs vient aux personnages vieillissants, c'est par logique et hygiène. Quand les reins se fatiguent il faut aimer les fauteuils.