Pleure, tu pisseras moins !
Tant que les parents vivent, on a l'impression d'être immortel. Après, plus jamais on ne sera un enfant, pour personne.
Que de pas restent à faire ! La femme pauvre est aussi bien esclave et vendue en orient qu'en occident. Seulement elle a de plus la flétrissure et la misère. Le lupanar n'est autre chose qu'un sérail en commun.
Il n'y a rien de plus compromettant que la folie et l'on ne s'en passionne pas sans y ajouter sa part.
Il n'y a rien de plus émouvant au monde que de parler avec gravité à un enfant.
J'ai l'orgueil des vices qu'on me prête ; je suis moins fier des vices que j'ai !
Le vin doux fait le plus âpre vinaigre.
- Alors y a du nouveau ? - Non rien. - Ça me tue de pouvoir rien faire. - Bon je vais aller faire ce que j'ai à faire. - À bon tu crois vraiment que c'est le bon jour ? - [...] ► Lire la suite
J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c'est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules.
Un imbécile ne peut pas plus voir sa propre folie qu'il ne peut voir ses oreilles.
Vouliez-vous, pour berceau d'un rêve glorieux, pour l'épanouissement d'une fleur d'idéal, un lieu plus favorable que cette cour d'amour discrète, au belvédère d'un coteau, au milieu des lointains azurés et sereins, avec une volée de jeunes qui adoraient le Beau [...] ► Lire la suite
On n'aime plus personne quand on aime.
Avoir dû payer pour l'obtenir diminue la valeur des choses. Elles n'ont plus qu'un prix.
Même dans un goulag, rien ne peut arrêter la diffusion de certains rêves. Et c'est la diffusion du rêve qui, dans une lutte idéologique, est l'arme la plus puissante.
Courir après l'esprit, c'est encore la manière la plus fatigante de n'attraper que la sottise.
Je ne vois que la photographie qui puisse, autant que le baiser, faire surgir de ce que nous croyons une chose à aspect défini les cent autres choses qu'elle est tout aussi bien, puisque chacune est relative à une perspective non moins légitime.
Ou la vérité donne la force, ou la vérité déséquilibre, accentue les dissymétries et fait pencher finalement la victoire d'un côté plutôt que de l'autre : la vérité est un plus de force, tout comme elle ne se déploie qu'à partir d'un rapport de force.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous font espérer.
On ne présente ses respects à une femme désirable que dans le seul espoir de lui manquer de respect dans les délais les plus brefs.
C'est rassurant de ne plus dépendre de soi-même.
Il en est de l'esprit comme de la musique ; plus on l'entend, plus on exige de subtiles nuances.
La vraie raison de l'incommunicabilité tient moins à la maladresse de l'expression ou à la difficulté de comprendre l'autre qu'au fait qu'on n'a pas grand chose à se dire...
Quand vous venez d'ailleurs, vous voyez des choses que ceux qui sont plus familiers avec l'environnement ne remarquent plus.
Ceux qui ne se rétractent jamais s'aiment plus que la vérité.
La peur est bien souvent plus grande que le danger.
Le plaisir est plus rapide que le bonheur et le bonheur que la félicité.
A défaut de science, ai au moins de la parlote.
Nous devons à nos enfants - les citoyens les plus vulnérables de toute société - une vie à l'abri de la violence et de la peur.
La croyance n'est rien qu'une conception d'un objet plus vive, plus vivante, plus forte, plus ferme, plus stable que celle que l'imagination seule est jamais capable d'obtenir.
Faire quelque chose est toujours plus amusant que de simplement regarder.
C'est un iceberg, celui-là, sept fois plus "con" que ce qu'on voit.