- Il est mort - Oui. Pourquoi ? - Ceci c'est mon puits. - J'ai aussi bu l'eau du puits. - Tu es le bienvenu.
La mort fait partie de la vie. Moi, je suis un voyant, qui dialogue souvent avec les morts. Je suis, à la fois, dans la vie et la mort.
Il n'y a pas "d'instant sacré". Chaque instant est sacré. Ainsi vous vivez dans l'éternité et dans la vie. Car la vie éternelle unit les deux.
Un homme qui a manqué sa parole une fois ne saurait appuyer sa cause sur l'honneur.
La peur de la mort est l'unique source des religions.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
Depuis deux mille ans, Jésus se venge sur nous de n'être pas mort sur un canapé.
La mort de Michael a été dévastatrice pour moi. C'est une telle source d'inspiration et un être remarquable.
Dieu ne fit la mort que pour des raisons de commodité.
La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.
L'amour est une essence, la mort est une naissance.
En montant un escalier, on est toujours plus fatigué à la fin qu'au début. Dans ces conditions, pourquoi ne pas commencer l'ascension par les dernières marches et la terminer par la première.
C'est mon papa, c'est mon papa, à cause de mes fesses...
C'est l'ombre de la mort qui donne relief à la vie.
Comment se tue en nous l'amour : trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l'amour, l'indignation le brise, et on arrive ainsi à l'indifférence finale.
Le droit de se faire plaisir, la liberté de consommer finiront par menacer de mort les sociétés les plus prometteuses.
Le christianisme a empoisonné Eros ; il n'en est pas mort mais il en est devenu vicieux.
Nous avons de la littérature d'évasion, pourquoi n'existe-t-il pas des biographies d'évasion ?
C'est pourquoi je prends les devantsPour affirmer dès maintenantCroyez pas ces vieux imbécilesJ'avais une santé de ferJe n'avais qu'un petit traversJ'avais le coeur un peu fragile.
Je traite avec bonté ceux qui ont la bonté ; je traite avec bonté ceux qui sont sans bonté. Et ainsi gagne la bonté.
- Pourquoi tu laisses pas les autres voir tes bons côtés ? - Parce que quand les gens voient le bien qui est en toi ils s'attendent à ce que tu fasses le bien, et je ne veux pas avoir à me montrer à la hauteur des espérances de qui que ce soit.
Il faut rire de la mort ! Surtout quand c'est les autres.
Adieu, ma douce fille, je repars dans quelques instants pour des contrées éloignées d'où je ne reviendrai probablement jamais, à cause de mon très grand âge...
Je ne suis pas un homme désespéré, mais je suis un homme qui lutte pour une cause désespérée.
- Pourquoi doit-on se lever pour écouter un hymne international ?- Parce que si tu restes assis, t'entends rien. Les hymnes nationaux ont cette particularité qu'ils s'écoutent avec le trou du cul...
Entre le oui et le non d'une femme, il n'y a guère de place pour une épingle.
Le VRAI Courage, c'est quand vous êtes mort de peur et que vous montez TOUJOURS à cheval !
J'avoue ne pas comprendre pourquoi il vaut mieux plaire à de vieilles wagnériennes cosmopolites qu'à des jeunes femmes parfumées et même ne jouant pas très bien du piano.
Et oui le passé c'est douloureux. Mais à mon sens on peut soit le fuir, soit tout en apprendre.
Il faut souffrir ponctuellement de la présence des autres, pour apprécier ensuite la solitude en connaissance de cause : les vrais solitaires ne sont pas des ermites, mais des mondains intermittents.