La réplique, prononcée par Timon, signifie littéralement que lorsqu'une personne se sent attaquée, opprimée ou harcelée par le monde extérieur (entendu comme les circonstances, la société, ou les autres), elle devrait répondre en attaquant ou en "persécutant" le monde en retour. C'est une invitation à l'agressivité défensive face à l'adversité.
Symboliquement, cette phrase est une expression exagérée de la philosophie du chacun pour soi ou de la rébellion. Elle incite à cesser d'être une victime passive pour adopter une attitude proactive et parfois hostile pour se protéger. C'est un renversement de rôle : au lieu de subir la pression du monde, on prend le contrôle et on exerce soi-même une pression. Le "monde" peut symboliser ici les règles, les contraintes, ou les responsabilités.
Dans la vie courante, on peut la citer avec humour pour justifier un acte non-conformiste, une attitude un peu rebelle, ou pour encourager quelqu'un à ne pas se laisser faire. Elle est souvent utilisée dans un contexte léger pour exprimer le désir de se défaire des pressions sociales ou professionnelles. Par exemple, après une série de malchances, quelqu'un pourrait dire la phrase pour justifier qu'il va maintenant prendre les devants et changer radicalement sa façon de faire.
L'idée principale à retenir n'est pas l'agression littérale, mais le message de l'affirmation de soi et de la résilience. La morale est qu'il ne faut pas se laisser abattre par les difficultés, mais au contraire, prendre son destin en main, même si cela implique d'adopter une approche non conventionnelle ou de "sortir les griffes". Il s'agit de choisir de ne plus être la victime. Elle capture l'esprit de l'insouciance rebelle du Hakuna Matata.
La réplique provient du film d'animation de Disney, Le Roi Lion (The Lion King), sorti en 1994. Elle est prononcée par le personnage de Timon, une mangouste espiègle et égocentrique, célèbre pour son amitié avec le phacochère Pumbaa et pour avoir enseigné la philosophie du Hakuna Matata à Simba.
Cette réplique apparaît à un moment où Timon et Pumbaa sont en train de "nettoyer" leur foyer, une oasis paradisiaque, des prédateurs. Ils agissent de manière agressive pour garantir leur propre tranquillité et sécurité. La phrase est une justification humoristique de leur comportement égoïste et territorial. Ils sont confrontés au monde extérieur (les autres animaux) et décident de le chasser pour préserver leur mode de vie insouciant.
La phrase est essentielle à la personnalité de Timon. Timon est un personnage qui a fui sa colonie et la chaîne alimentaire pour vivre une vie libre de responsabilités et de peurs. Cette réplique reflète sa paranoïa, son égocentrisme, mais aussi sa débrouillardise. Il est le petit qui refuse d'être mangé et qui, par conséquent, attaque le premier. C'est l'essence de son charme irrévérencieux.
Dans un film qui traite des responsabilités, du cycle de la vie et de la royauté, cette réplique offre un contrepoint. Elle incarne la tentation de l'évasion. Elle s'oppose à l'idée de l'équilibre de la nature et du "Cercle de la Vie", en proposant un modèle basé sur la fuite et l'égoïsme. C'est ce modèle que Simba doit finalement rejeter pour devenir roi et assumer son rôle.
L'impact de cette réplique réside dans son côté subversif et comique. Elle est mémorable car elle est à la fois inattendue de la part d'un personnage de dessin animé et incroyablement cynique. Culturellement, elle est associée à l'esprit du Hakuna Matata, mais en accentue la dimension anti-système et décalée. Elle procure un sentiment de libération humoristique face aux tracas quotidiens.