Réplique La cité de la peur sur Non, Juste et Whisky

- Vous voulez un whisky ?

- Non, juste un doigt.

- Vous voulez pas un whisky d'abord ?

Explications

Sens littéral de la réplique

  • La réplique se déroule lors d'un dîner entre le commissaire Bialès et Odile Deray.
  • Le commissaire propose un verre de whisky : « Vous voulez un whisky ? »
  • Odile répond en utilisant l'expression courante pour demander une petite quantité d'alcool, mesurée par la largeur d'un doigt dans le verre : « Non, juste un doigt. »
  • Le commissaire, ignorant cette convention ou feignant de l'ignorer, répond en proposant le whisky avant l'acte sexuel : « Vous voulez pas un whisky d'abord ? »

Sens symbolique ou profond

  • Le sens profond de cette réplique réside dans le double sens de l'expression « juste un doigt ».
  • Dans le contexte de la drague ou de la tension sexuelle montante entre les personnages, le « doigt » est interprété par le commissaire comme une allusion à une pratique sexuelle.
  • C'est un jeu sur le sous-entendu, où la demande innocente d'une quantité de boisson est délibérément mal interprétée comme une proposition sexuelle.

Interprétations possibles

  1. L'interprétation de la quantité : Odile demande simplement une petite dose de whisky, mesurée par la hauteur d'un doigt dans le verre.
  2. L'interprétation sexuelle : Le commissaire feint (ou croit) qu'Odile fait une proposition sexuelle en demandant une pénétration digitale. La phrase « Vous voulez pas un whisky d'abord ? » insiste sur cette interprétation en inversant l'ordre des plaisirs.
  3. L'interprétation comique : C'est avant tout un gag, un quiproquo basé sur le décalage entre le langage du quotidien (boire un « doigt » de whisky) et la suggestion grivoise, typique de l'humour des Nuls.

Usage ou référence dans la vie quotidienne

  • La réplique est devenue une phrase culte et est souvent citée pour son côté absurde et son double sens.
  • Elle est utilisée dans la vie de tous les jours pour plaisanter et créer un comique de situation, en proposant volontairement la mauvaise interprétation.
  • Elle est une référence immédiate à l'univers du film La Cité de la peur et du groupe Les Nuls.

Morale ou idée à retenir

  • S'il y a une « morale » à retenir de ce type d'humour, c'est l'idée de ne pas se fier au sens premier et de s'amuser des sous-entendus et des quiproquos.
  • Elle souligne l'absurdité des situations sociales, ou la façon dont l'esprit peut être porté sur d'autres sujets (ici, le sexe) au détriment du sens littéral.
  • Le film tout entier est une ode à l'humour bête et méchant, et cette réplique en est un parfait exemple.

Origine de la réplique

  • La réplique n'a pas été inventée pour le film. Elle existait déjà.
  • Elle a été jouée par les mêmes comédiens, Gérard Darmon (Bialès) et Chantal Lauby (Odile), deux ans avant la sortie du film dans un sketch des Nuls, l'émission.
  • Le sketch était une parodie de roman-photo, ce qui mettait encore plus en évidence le contraste entre l'image romantique et le sous-entendu sexuel.

Contexte de la scène

  • La scène se déroule au cours du Festival de Cannes, lors d'un dîner entre Odile Deray, attachée de presse dépassée, et le commissaire Bialès, un policier maladroit.
  • C'est une scène de drague maladroite où les deux personnages essaient de se rapprocher, créant une tension sexuelle.
  • La réplique précède de peu le moment où ils finissent par aller à l'appartement du commissaire.

Lien avec le personnage

  • Commissaire Bialès (Gérard Darmon) : Son interprétation du « doigt » comme une proposition sexuelle est cohérente avec son personnage, qui est un homme quelque peu lourd, maladroit et obsédé, souvent à côté de la plaque. Il se montre rustre dans sa tentative de séduction.
  • Odile Deray (Chantal Lauby) : La réplique montre son côté professionnel et apparemment innocent, qui est rattrapé par les sous-entendus lourds du commissaire. Elle représente l'élément perturbateur involontaire du gag.

Lien avec le thème du film

  • Le film La Cité de la peur est une parodie de films policiers et d'horreur, célèbre pour son humour absurde et ses gags basés sur les quiproquos et les dialogues décalés.
  • Cette réplique est l'incarnation parfaite de l'humour du film : elle prend une expression banale et la tourne vers le graveleux et l'absurde pour un effet comique maximal.
  • Elle s'inscrit dans la lignée des nombreuses répliques cultes et inattendues qui ponctuent le récit.

Impact émotionnel ou culturel

  • L'impact est immense : c'est l'une des répliques les plus célèbres du cinéma français.
  • Elle provoque immédiatement le rire par la rapidité et la force de son double sens.
  • Elle a ancré La Cité de la peur et Les Nuls dans la culture populaire française comme des maîtres de l'humour absurde et de l'art du quiproquo.

Citation  La cité de la peur non : - Vous voulez un whisky ? - Non, juste un doigt.... (le commissaire Bialès et Odile - film & série)

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